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Affichage des articles du octobre, 2015

Constat ~ Gabrielle BUREL sur Comme en poésie

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Constat

Porte trop vite claquée
Un je ne sais quoi
Un virage un voyage
Un rien peut-être
Grain de sable dans les rouages
Me laisse sur la plage

Sensation diffuse
Difficile à appréhender

Porte trop vite claquée
L'existence a bifurqué
Sur la grève l'hiver s'installe
Le rire gelé prend forme de rocher
Que la vague sans répit façonne Regrets rejet

Que reste-t-il de nos espoirs

GB 30/10/2015

Sur Comme en poésie n°65 Mars 2016







Didier Pobel

« Les longs clowns maigres de l’automne partent sur leurs jambes de bois, creusées en flûtes, derrière des élans dérisoires. Leurs paupières se sont levées et, dès leur baluchon bouclé, ont pris le vent de six heures – sans ticket. Près : les labours font du silence, à l’inverse de la terre. Les mottes s'alignent comme les chaises au cirque. Quand l’âme du soir ocre y assiéra ses touches, le spectacle débutera. Les longs clowns maigres de l’automne seront déjà loin sur leurs jambes de bois dépassés par les cuivres des nuages. » Seront-ils nombreux ceux qui se souviennent de “L'Éternité ne dure que cinq minutes tous les jours”, chez Fagne, 1977


Main Verte ... Le Potiron Éclairé

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Quand fleurit le désert

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Réflexion... Milan Hübl

Pour liquider un peuple, on commence par lui enlever la mémoire. On détruit ses livres, sa culture, son histoire. Puis quelqu’un d’autre lui écrit d’autres livres, lui donne une autre culture, lui invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était . Et le monde autour de lui l’oublie encore plus viteMilan HÜBL , historien tchèque

 Juan Ramón Jiménez 1881 - 1958

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   “Écrire n'est qu'une préparation pour ne plus écrire, pour l'état de grâce poétique, intellectuel ou sensitif. Devenir soi-même poésie, non plus poète.” J. R. Jiménez.

Main verte .. Attention ... Champignons

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    Protection de la NatureUn communiqué  Main Verte

Marguerite Yourcenar 1903-1987

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Réponses - Qu'as-tu pour consoler la tombe,
Cœur insolent, cœur révolté ?
Le fruit mûr s'alourdit et tombe.
Qu'as-tu pour consoler la tombe ?
-J’ai le trésor d'avoir été.

- Qu’as-tu pour supporter la vie,
Cœur fou, cœur prompt à se lasser ?
Cœur sans espoir, cœur sans envie,
Qu'as-tu pour supporter la vie ?
- Pitié de ce qui doit passer.

- Qu'as-tu pour mépriser les hommes,
Cœur dur, cœur facile à briser ?
Qu'as-tu pour mépriser les hommes ?
Qu'es-tu de plus que nous ne sommes ?
-Capable de me mépriser.

1929 In Les Charités d’Alcippe © Gallimardp. 26

La Nuit de Mai - Musset

La nuit de mai LA MUSE

Poète, prends ton luth et me donne un baiser ;
La fleur de l'églantier sent ses bourgeons éclore,
Le printemps naît ce soir ; les vents vont s'embraser ;
Et la bergeronnette, en attendant l'aurore,
Aux premiers buissons verts commence à se poser.
Poète, prends ton luth, et me donne un baiser.

Danton

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Né le 26/10/1759 

Réflexion... Simone de Beauvoir

Les rages, les cauchemars, l'horreur, ça échappe aux mots
Simone de Beauvoir in Les Mandarins I

C'est l'ordre de la cochonnerie criminelle... Artaud

C’est l’ordre de la cochonnerie criminelle, mentale qui a
provoqué la formation des corps,
et elle était morale, augurale et préputiale,
car le mental de corps
c’est de la couille en bande
et de l’esprit à troude,
et tout cela ne fut jamais qu’un corps.
La masse
agit par un bisquille
et petandi mora trosquille
et tranchati lima mimille
et tematille maro pistille
parce que jamais un geste n’a pu être fait sans un corps,
ni une pensée avoir lieu sans un corps,
et plus il y a de corps plus il y a de pensée,
et plus il y a de pensée et moins il y a de corps,
alors il faut tuer la pensée pour le corps,
et il n’y a pas d’esprit
et je n’ai pas d’esprit
et je suis inintelligible
et je n’entre jamais sans inintelligible
attaché comme un nouveau corps
à l’aisselle de mes pieds morts,
et ils carapatent les pieds qui pensent,
ce n’est pas de la pensée mais de la panse,
et jamais je n’ai eu d’esprit,
et si tu dis: Jamais d’esprit, non, jamais d’esprit de ta vie,
dieu qui parles dans mon corps,
je …

J'aime les poèmes qui ... Artaud

Tout ce qui n’est pas un tétanos de l’âme ou ne vient pas d’un tétanos de l’âme comme les poèmes de Baudelaire et d’Edgar Poe n’est pas vrai et ne peut pas être reçu dans la poésie. […] J’aime les poèmes des
affamés, des malades, des parias, des empoisonnés : François Villon, Charles Baudelaire, Edgar Poe, Gérard de Nerval, et les poèmes des suppliciés du langage qui sont en perte dans leurs écrits, et non de
ceux qui s’affectent perdus pour mieux étaler leur conscience et leur science et de la perte et de l’écrit. Les perdus ne le savent pas, ils bêlent ou brament de douleur et d’horreur. […] J’aime les poèmes qui puent le manque et non les repas bien préparés

Lettres de Rodez, 1946

Réflexion... François - Défendre l'esprit

Synode sur la famille 25/10/2015

"Il signifie avoir témoigné à tous que L’Évangile demeure pour l’Église la source vive d'éternelle nouveauté, contre qui veut "l'endoctriner" en pierres mortes à lancer contre les autres"

http://m.la-croix.com/Religion/Actualite/les-vrais-defenseurs-de-la-doctrine-ne-sont-pas-ceux-qui-defendent-la-lettre-mais-l-esprit-2015-10-24-1372492?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#link_time=1445710977

Un jour un peintre... Odilon Redon 1840 - 1916

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1840 - 1916
Silence - 1911 

Un jour une femme... dans les chutes

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24 octobre 1901

Une femme dans les chutes du Niagara

A 43 ans, Anna Edson Taylor est la première femme à relever le défi de s'élancer du haut des chutes de Niagara dans un tonneau de bois. Elle ressort indemne de sa chute de plus de 50 mètres.

Les vraies richesses - Jean Giono

Les vrais richesses - Jean Giono Pour ceux qui sont nés en captivité, la liberté n’est plus un aliment. Dans cette ville où les hommes sont entassés comme si on avait râtelé une fourmilière, ce qui me frappe, me saisit et me couvre de froid mortel, c’est la viduité. Sentiment d’une avilissante solitude. Jusqu’à neuf heures du matin, la rue sert de couloir à ceux et celles qui vont au travail. Le travail ici n’est plus à la mesure de l’homme, ni de sa joie, ni de son cœur. Il est devenu laid, inutile et dévorant. Il semble n’exister que pour user de la matière humaine. Il ne fonctionne plus suivant les lois naturelles de la transformation. Il ne se sert plus de l’admirable sens ouvrier de l’homme. Il est impersonnel, collectif ; plus que tout il donne l’impression du vide et de l’inutile, et il détruit chaque jour la beauté de la vie chez plus d’un demi-million d’être vivants. Rien de ce qu’il crée n’a de qualité. Les objets fabriqués que je touche ont d’invisibles bavures où s’accroch…

Lorenzaccio de Musset

Lorenzaccio de Musset - Acte 2 scène 2 " TEBALDEO — Réaliser des rêves, voilà la vie du peintre. Les plus grands ont représenté les leurs dans toute leur force, et sans y rien changer. Leur imagination était un arbre plein de sève ; les bourgeons s’y métamorphosaient sans peine en fleurs, et les fleurs en fruits ; bientôt ces fruits mûrissaient à un soleil bienfaisant, et quand ils étaient mûrs, ils se détachaient d’eux-mêmes et tombaient sur la terre sans perdre un seul grain de leur poussière virginale. Hélas ! les rêves des artistes médiocres sont des plantes difficiles à nourrir, et qu’on arrose de larmes bien amères pour les faire bien peu prospérer."

Georges Brassens 1921 - 1981

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Né le 22/10/1921 

Ivan Bounine 1870 - 1953

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Né le 22/10/1870
Prix Nobel de littérature 1933

Xavier BORDES

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Sans limite ~ Gabrielle BUREL

Sans limite
Ni te perdre
Ni te garder
Sur le fil
À pas comptés

Ni réfléchir
Ni savoir
Être ou non
N'est pas la question

Ni vide
Ni possession
Les poches trouées
De trop de rêve

Ni en rire
Ni pleurer
Les doigts s'ouvrent
Les mains se délient

Ni repos
Ni action
Juste avancer
Au large de tout

Ni peur
Ni foi
Vérité truquée
Sans espoir

Ni rester
Ni partir
Sur l'arête du vent
Espérer que tu comprennes

Entre indépendance
Et liberté
Les sentiments à la dérive
Entraînent toute logique


Gabrielle Burel 19/10/15

21 octobre 2015 Retour vers le futur

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Ils sont enfin arrivés dans le futur. Et ils l’ont trouvé décevant... http://huff.to/1hXvQds





http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-retour-vers-le-futur-la-foule-a-nantes-pour-voir-marty-mcfly-et-doc-_fil-2852732_actu.Htm

En Belgique

Première parution du Journal de Mickey

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21 octobre 1934 : Première parution du Journal de Mickey, magazine hebdomadaire

21 octobre 1680 : La Comédie Française est fondée

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21 octobre 1680 : La Comédie Française est fondée. Mort en 1673, Molière en devient le patron à titre posthume

Des femmes à l'Assemblée Nationale

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21 octobre 1945

A l'occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes, l'Assemblée nationale retrace les portraits de l'ensemble des députées élues depuis 1945.
Alors que la France a été l'un des premiers pays à instaurer le suffrage universel masculin, ce droit n’a été étendu aux femmes qu’en 1944.
L'ordonnance du 21 avril 1944 prise par le gouvernement provisoire du général de Gaulle à Alger stipule que « les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Ces élections, organisées pour désigner les 563 députés qui vont écrire la IVème Constitution, sont aussi la première fois où des électrices participent à un scrutin national - leur premier vote a eu lieu quelques mois plus tôt, pour des municipales.

http://www2.assemblee-nationale.fr/14/evenements/2015/les-femmes-deputees-depuis-1945

 l'Assemblée nationale présente ces 33, dont beaucoup seront élues députées l'année d'après, quand dé…

Main Verte ... Le Sapin illuminé

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Cultivez votre Sapin illuminé De la plantation à la récolte, les étapes nécessaires pour obtenir le sapin illuminé de votre salon d'hiver  Culture aux boules La plantation Préparez le sol : mélangez par broyage végétation et couche de terre afin d’obtenir un terreau idéal
Lorsqu’il arrive chez vous en mars, votre Sapin illuminé mesure déjà plus de 15 centimètres. Plantez-le aussitôt  pour l'hydrater.




L’éducation
Éliminez la végétation concurrente qui peut étouffer le Sapin illuminé.
Jusqu’en novembre, taillez-le pour ôter les doubles têtes et garantir un port équilibré.
Éclaircissez les branches afin de leur donner la place nécessaire à un bon développement.



La récolte
Début décembre, faites un apport de pommes, oranges et autres boules décoratives. Le sapin s'illumine dans la nuit et étale au matin ses décorations avec panache. Vous pouvez alors le transporter dans votre salon

***Les astuces de Main Verte :Pensez à diffuser le chant traditionnel Mon Beau Sapin - version Tino Ro…

Lamartine 1790 - 1869

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Né le 21/10/1790

Écrire... Colette

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"Écrire! Pouvoir écrire! Cela signifie la longue rêverie devant la feuille blanche, le griffonnage inconscient, les jeux de la plume qui tourne en rond autour d'une tache d'encre, qui mordille le mot imparfait, le griffe, le hérisse de fléchettes, l'orne d'antennes, de pattes, jusqu'à ce qu'il perde sa figure lisible de mot, mué en insecte fantastique, envolée de papillon-fée..."


Colette  in  La Vagabonde



Extrait "Oh, je peux chercher partout, dans les coins, et sous le lit, il n’y a personne ici, personne que moi. Le grand miroir de ma chambre ne me renvoie plus l’image maquillée d’une bohémienne pour music-hall, il ne reflète… que moi.
Me voilà donc, telle que je suis. Je n’échapperai pas, ce soir, à la rencontre du long miroir, au soliloque cent fois esquivé, accepté, fui, repris et rompu… Hélas, je sens d’avance la vanité de toute dispersion. Ce soir, je n’aurai pas sommeil, et le charme du livre, -oh ! le livre nouveau, le livre tout frais…

Réflexion... Jules Renard

Avec une femme, l'amitié ne peut être que le clair de lune de l'amour.

Jules Renard  - Journal

Poèmes courts ~ Gabrielle BUREL sur La Cause Littéraire

http://www.lacauselitteraire.fr/poemes-courts

Le vertige
Des marées
Efface
Les gerbes
De larmes
Dans ses lames
Incessantes

Le feu de l’ambroisie
Explose le silence
Dans les limbes
Des âmes
Désarmées

Rien sur le cœur
Mais dedans
Tes mots tes gestes tes regards
Au chaud
Derrière l’arête
De mes yeux

Biffer la page
De notre histoire
Noter nos rires
Dans la marge
Tenir ces images
Au creux des lignes

L’horloge trouble
Sa chanson
J’étais demain
Comme je serai hier
Et toujours toi
À jamais en moi

Tout
Et son contraire
Le rien
D’une grande richesse

La pluie sur les bruyères
La neige dans les épicéas
L’embrun contre le roc
Le soleil parmi la lavande
Le parfum du mimosa
Rien de plus

Gabrielle Burel

Commentaire via Ch. Mercandier - Bonjour. Je vous transmets un commentaire de la page FB de la Cause Littéraire. Bien à vous. Abdelhadi Bayoum 20 octobre 14:54
Salam.Beau poésie de la part<<Gabriel Burel>>.La sensation d'un exceptionnel goût magique nous exalte et la chimie de son langage nous fait rêver... ainsi son pouvoir d…

Arthur Rimbaud 1854 - 1891

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Né le 20 octobre 1854

Lettre du Voyant

Luis MIZON

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La poésie ... par Luis MIZON

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" La poésie n'est pas seulement une attaque directe contre toute dictature et toute répression, elle est aussi l'affirmation d'une liberté spirituelle qui ne tolère de dictature d'aucune espèce - même pas celle qui se dissimule dans les démocraties"

Luis MIZON - Bibliothèques du sud in Voyages et Retours 



Lettre de Rilke à Lou-Andréas Salomé

Jeudi matin.                                                         ... Je voudrais tendre des tapis de pourpre                                                        Et je voudrais, dans toute la contrée,                                                        Remplir d'un baume extrait de pichets d'or                                                        Les lampes de fleurs jusqu'au bord.                                                        Et que toutes brûlent assez longtemps                                                        Pour qu'aveuglés par le jour rouge,                                                        Nous nous reconnaissions dans la nuit pâle                                                        Et que notre âme se change en étoile.Ô généreuse, tu donnes des rêves à mes nuits, des chants à mes mains, des buts à mes jours et des désirs solaires à mes rouges crépuscules. Tu donnes sans fin. Moi, je m'agenouille et je tends les bras pour re…

Réflexion... Borgès

"J'ai souvent soupçonné que le sens est quelque chose qui vient s'ajouter au poème. Je sais de manière indiscutable que nous sentons la beauté d'un poème avant de penser à sa signification."

Jorge Luis Borgès, l'art de la poésie

Prix Nobel de la Paix 1979

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Réflexion... Christian Bobin

« Les livres sont de longs paquebots à la recherche de leur naufrage. » Christian Bobin, page 22 de Noireclaire « Un livre est voyant ou il n’est rien. Son travail est d’allumer la lumière dans les palais de nos cerveaux déserts. » Christian Bobin  in L’homme-joie

Je n'écris pas de toi ... Guillevic

" Je n'écris pas de toi,
Je n'écris pas de nous
Quand je te vis le plus.

Rien n'est alors
Que de nous vivre,

Quand tellement je suis à toi
Que je suis plus toi que moi.

J'écris plutôt de toi
Afin de revivre ces temps

Restés en moi, mûrs du besoin
De les dépasser

Vers le plus
Qu'on peut supporter."

Guillevic in L'Art poétique


http://theblogofgab.blogspot.fr/2015/02/eugene-guillevic-1907-1997.html

Réflexion ... Guillevic

" Écrire le poème
C'est d'ici se donner un ailleurs
Plus ici qu'auparavant "

Guillevic in L'Art poétique


Pablo Neruda 1904 - 1973

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Carlos Drummond de Andrade 1902 - 1987

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Main verte ... Les Roses et les Choux

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Fin d'un MytheContrairement à une idée très répandue, les Filles ne naissent pas dans les Roses ni les Garçons dans les Choux


(Bébé dans les choux - Robert Doisneau - 1934)

Soyons réalistes : plus simplement Roses, Choux et Choux Roses (photo de notre confrère Gerbeaud) transmettent certaines aptitudes propres à chacun

Les choix se font avec cœur et délicatesse. Ils déterminent les capacités à aimer, rêver, créer, poétiser ou se défendre, ainsi que les préférences dans les couleurs: joues roses ou Terre de Sienne,  yeux verts ou d'ombre


***Les Astuces de Main Verte :
Consultez le catalogue de la Nature mis à disposition sous l'AzurPensez à réserver les services des Cigognes pour les livraisons sécurisées des cadeaux nouveau-nés *** Autres articles Main Verte :- Le Sapin illuminé : http://theblogofgab.blogspot.fr/2015/10/main-verte-le-sapin-illumine.html
- Le Potiron Éclairé :http://theblogofgab.blogspot.fr/2015/10/main-verte-le-potiron-eclaire.html

- Plants de Bigoudènes : http…

Ode à Garcia Lorca - Neruda

NERUDA

ODE à Garcia Lorca

Si je pouvais pleurer de peur dans une maison abandonnée,
si je pouvais m'arracher les yeux et les manger,
je le ferais pour ta voix d'oranger endeuillé
et pour ta poésie qui jaillit en criant.

Main verte ... Les Bigoudènes

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Au Sud, semis en ligne graine à graine, en pleine terre dans un sillon bien arrosé
Préparez le sol : sur terrain lourd, prenez la fourche-bêche ou la grelinette, sans retourner la terre.

Égalisez la surface au râteau pour ouvrir un « lit de semis » doux et agréable, qui accueillera les graines dans des conditions idéales.

La surface doit être soigneusement désherbée. Ainsi ôtez les graines de menhir qui font une concurrence déloyale et peuvent étouffer les jeunes Bigoudènes

Les apports d’engrais sont inutiles pour ces semis d’annuelles qui restent trois saisons en place et sont bien peu exigeantes. Si le sol est vraiment pauvre, incorporez de l’engrais organique ou du compost bien décomposé avant le semis  .
***Les Astuces de Main Verte :Les graines apprécient la fraîcheur :ne négligez pas l'apport d'eau dès que le soleil se montre,  pour maintenir un sol fraisPour éviter les déceptions : arrosage régulier en crachin  ( pluie fine dont sont friandes les Bigoudènes ) 
 ***Autres arti…

Va, chanson - Verlaine

"Va, chanson, à titre-d'aile
Au-devant d'elle, et dis-lui
Bien que dans mon coeur fidèle
Un rayon joyeux a lui,

Dissipant, lumière sainte,
Ces ténèbres de l'amour :
Méfiance, doute, crainte,
Et que voici le grand jour !

Longtemps craintive et muette,
Entendez-vous ? La gaîté,
Comme une vive alouette,
Dans le ciel clair a chanté.

Va donc, chanson ingénue,
Et que, sans nul regret vain,
Elle soit la bienvenue
Celle qui revient enfin."

Verlaine

Réflexion... Montaigne

" Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs "
Montaigne - Essais 1580

Attention ... Elfes

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Main verte ... Feuille animée

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 Prenez garde lors de vos bouturages ... 
Une feuille peut cacher une fée ...



La méthode du bouturage est une méthode efficace pour multiplier vos végétaux à Fées.

La bouture est une partie de la plante qui se coupe au sécateur pour faire des racines dans un godet de terreau, un verre d'eau ou directement en terre .


***Les Astuces de Main Verte Soyez attentifs : ne confondez pas feuille agitée ( par le vent ) et feuille animée ( d'une fée )Sectionnez délicatement au-dessous du chausson pour ne pas abîmer la Fée  *** Autres articles Main Verte : - Le Sapin illuminé        http://theblogofgab.blogspot.fr/2015/10/main-verte-le-sapin-illumine.html
- Le Potiron Éclairé        - http://theblogofgab.blogspot.fr/2015/10/main-verte-le-potiron-eclaire.html
- Les Roses et les Choux -http://theblogofgab.blogspot.fr/2015/10/main-verte-les-roses-et-les-choux.html
- Plants de Bigoudènes    -http://theblogofgab.blogspot.fr/2015/10/main-verte-les-bigoudenes.html
- Semis de Menhir           -http:…

L'isolement - Lamartine

L'isolement
"Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ceci - Pessoa

CeciOn dit que je feins, ou mens,
Tout ce que j’écris. C’est faux.
Tout simplement je sens
Avec l’imagination.
Je ne me sers pas du cœur. 

Tout ce que j’éprouve, ou rêve,
Ce qui me lèse, ou s’achève,
est comme une terrasse
Sur autre chose encore.
C’est cette chose qui est belle. C’est pourquoi j’écris au milieu
De ce qui est lointain,
Délivré de mes fascinations,
Sérieux de ce qui ne l’est.
Sentir ? Au lecteur de sentir ! Fernando Pessoa
Et justement, je sens cette absence de cœur ... GB

Un jour un peintre ... Gustave Courbet 1819 - 1877

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Le Désespéré

La tristesse - Lamartine

La tristesse
"L'âme triste est pareille
Au doux ciel de la nuit,
Quand l'astre qui sommeille
De la voûte vermeille
A fait tomber le bruit ;

Attention ... Le pouvoir des fées

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Réflexion... Lao Tseu

" C'est ce qui
      Manque
    Qui donne
Une raison d'être "Lao Tseu

Réflexion... Guillevic

" Il n'y a pas d'ailleurs
Où guérir d'ici "

Guillevic - Du domaine

Jean Richepin 1849 - 1925

"Voici ce que chante un vieux chant!
Les vagues parlent en marchant.

L'une dit à l'autre: Ma soeur,
Pour nous la vie est sans douceur.

Vois combien vite en est le cours!
A court passage, plaisirs courts!

Mais l'autre lui répond: Ma soeur,
Sa Brièveté fait sa douceur.

A longue existence, longs soins!
Et vivre peu, c'est souffrir moins.

Comme elle gémissait cela,
Brusque, un flot les interpella.

Les cheveux au vent, les yeux fous,
Il leur dit: Sottes, taisez-vous!

Vivre, c'est dépenser comptant
Toute sa vie en un instant.

Qu'importe avant? Qu'importe après?
On passe, on reste sans regrets;

Et le tout, c'est d'avoir goûté
Dans cet instant l'éternité"

Jean Richepin in La Mer

http://gallica.bnf.fr/m/Search?q=jean+Richepin+ 

http://www.jeanrichepin.free.fr/

http://www.www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/fiches_bio/richepin_jean/richepin_jean.htm

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_richepin/jean_richepin.html

http://www.academie-…

Jean Racine 1639 - 1699

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André Breton 1896 - 1966

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Vivre en poésie - Guillevic

« Guillevic
Vivre en poésie ou l'épopée du réel »
Le Temps des Cerises, éditeurs, 2007

« Vivre en poésie ? Alors que j’étais adolescent, je me promenais dans une grande forêt, en Alsace, à Ferrette, en compagnie d’un ami de mon âge – quinze ans, peut-être. Du haut d’une falaise jurassienne, nous regardions la plaine. Il y avait devant nous ce qui se photographie. Il y avait autre chose aussi. Quoi ? Un tremblement, un appel au dépassement de ce que la photographie aurait retenu. L’un de nous deux a dit : l’éternité. C’était vague, et nous avons voulu préciser. Qu’est-ce qui pourrait nous donner la sensation intellectuelle et physique de l’éternité ? Qu’est-ce qui pourrait situer concrètement ce paysage dans un prolongement – concret, lui aussi – qui serait l’immensité de l’espace et surtout celle du temps ? Ce que nous avons trouvé de mieux a été d’imaginer qu’une fois par siècle, un oiseau viendrait prendre dans son bec quelque chose de cette plaine – mieux, il viendrait enlever…

Chantal Akerman, cinéaste 1950 - 2015

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Chantal Akerman est une réalisatrice et scénaristebelge, également actrice, productrice, directrice de la photographie et monteuse, née le 6juin1950 à Bruxelles et morte suicidée2 le 5octobre2015(à 65 ans) à Paris



http://tenoua.org/chantal-akerman/


Chantal Akerman s’est donné la mort, lundi 5 octobre au soir. Autrice d’une œuvre incandescente, pionnière, nomade, travaillée en profondeur par des questionnements intimes et historiques, et des interrogations formelles fondatrices de la modernité cinématographique, la cinéaste belge avait 65 ans. Le coup d’envoi de sa carrière, entamée à 17 ans avec le court-métrage Saute ma ville (1968), est un coup de feu : un brûlot burlesque et rageur tourné en 16 mm dans lequel elle se met en scène elle-même, semant méthodiquement le chaos dans sa cuisine pour finalement se faire exploser, la tête posée sur la gazinière allumée.
Filmographie éclectique Fortement influencée à ses débuts par le travail de cinéastes expérimentaux américains, com…

L'oubli - Victor Hugo

Un soir que je regardais le ciel

Elle me dit, un soir, en souriant :
- Ami, pourquoi contemplez-vous sans cesse
Le jour qui fuit, ou l'ombre qui s'abaisse,
Ou l'astre d'or qui monte à l'orient ?
Que font vos yeux là-haut ? je les réclame.
Quittez le ciel; regardez dans mon âme !

Brodeuse ~ Gabrielle BUREL

Brodeuse Elle brodait l'écume
D'un liseré de sel
Au plaisir
Des sternes
Enchevêtrées
Dans le sillage
Du chalut 
Gabrielle BUREL 04/10/15

Sur Lichen n° 4 Mai 2016

3 octobre 1886 - Alain FOURNIER

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Le 3 octobre 1886 naissait Alain FOURNIER  Mort pour la France en 1914
Unique roman publié en 1913

Poésie en forme de rose - Pier Paolo Pasolini

Poésie en forme de rose :« Il suffit de détacher un pétale et tu t’en rends compte.Rouge où il fallait du blanc, ou blanc où il fallait du jaune ou comme vous voudrez : et cela pendant une vie entière, qui par fatalité n’autorise qu’UNE SEULE VOIE, UNE SEULE FORME.Comme un fleuve qui – dans sa façon merveilleuse stupéfiante d’être ce fleuve – contient la fatalité à n’être aucun autre fleuve. On dit que dans la vie on manque bien des occasions :mais la Vie n’offre qu’une SEULE OCCASION.Je l’ai totalement manquée. »Pier Paolo Pasolini

Vent ~ Gabrielle BUREL

Vent Dans le vent
Échevelé
Les mouettes
Hirsutes
Chevauchent
La vague
Qui siffle sa rage
Au zinc
Du littoral 
Gabrielle Burel  22/7/15
https://revueaccentlibre.wordpress.com/2015/10/02/vent-gabrielle-burel/
https://gab316.wordpress.com/

D'un rendez-vous manqué avec un jeune poète - Le Gouic

"La poésie est solitude Tu seras solitaire ... Tu seras poète pour transmettre la poésie, non l'idée que tu t'en es bâtie Ne cherche pas à découvrir ce qu'est la poésie, elle s'évanouirait comme un fantôme qui ne supporte pas les regards en face Tout a été dit. De toutes les manières. Il manque encore la tienne. ... Si tu ne crains l'affrontement avec vingt ou trente ans d'anonymat, à la croisée des routes tu peux t'engager, le coeur léger, sur celle de la poésie Tu ne seras jamais Rimbaud. Et alors? ... Si tu te découvres un jour pauvre et poète sans voix, je partage ton désespoir ... Choisis-toi un bon maître, mais son enseignement ne germera pas si tu n'es pas déjà ton propre maître ... Ne te prive pas d'écrire beaucoup, ne brise pas les périodes créatrices (...) mais n'offre que les poèmes que tu as composés quand l'air semblait sur le point de te manquer La poésie te mènera à tout, à condition de ne pas la quitter Tu écriras avec …

Un philosophe par Alphonse Allais

UN PHILOSOPHE
Je m’étais pris d’une profonde sympathie pour ce grand flemmard de gabelou qui me semblait l’image même de la douane, non pas de la douane tracassière des frontières terriennes, mais de la bonne douane flâneuse et contemplative des falaises et des grèves.
Son nom était Pascal ; or, il aurait dû s’appeler Baptiste, tant il apportait de douce quiétude à accomplir tous les actes de sa vie.
Et c’était plaisir de le voir, les mains derrière le dos, traîner lentement ses trois heures de faction sur les quais, de préférence ceux où ne s’amarraient que des barques hors d’usage et des yachts désarmés.
Aussitôt son service terminé, vite Pascal abandonnait son pantalon bleu et sa tunique verte pour enfiler une cotte de toile et une longue blouse à laquelle des coups de soleil sans nombre et des averses diluviennes (peut-être même antédiluviennes) avaient donné ce ton spécial qu’on ne trouve que sur le dos des pêcheurs à la ligne. Car Pascal pêchait à la ligne, comme f…