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Affichage des articles du février, 2018

Caras Ionut

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"La rareté" par Caras Ionut

Un jour un peintre ... Nicolas de Stael

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Jean François Mathé

"A ne rien regarder,
j'ai vu l'ombre.
Elle était le manteau
de tout ce qui passait
sans me passer par le coeur.

Si l'arbre auquel ja m'appuyais
savait encore murmurer le ciel,
moi, ma voix ne savait qu'étrangler les mots"

Jean-François Mathé



http://possiblesuite.free.fr/pos4math3.php
 Sobriété et discrétion, présence et nécessité intérieure…

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2016/02/po%C3%A8tes-jean-fran%C3%A7ois-math%C3%A9.html

https://blogs.mediapart.fr/edition/le-printemps-des-poetes/article/171212/chronique-poesie-jean-francois-mathe-une-legeret

http://revue-texture.fr/la-vie-atteinte.html


https://www.terreaciel.net/Jean-Francois-Mathe
 Jean-François Mathé est né en 1950 dans l’Indre. Professeur de lettres modernes en lycée, il a pris sa retraite en 2010. Il vit dans un village du Poitou. Il a partagé son temps entre un métier qui l’a passionné, la poésie, le dessin humoristique et la chanson. Membre du comité de la revue Friches et du jury du prix Tr…

Proverbes

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Proverbes

Se noyer dans un verre d'eau


Tempête dans un verre d'eau



Un petit "chez soi" vaut mieux qu'un grand "chez les autres" 




Pierre Autin Grenier 1947 2014

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Récit court et humour noir


Rêver à Romorantin

Quand depuis plus de deux mois pleins on n'a plus aucune nouvelle de Romorantin et qu'ici, vraiment, c'est grisaille et gadoue, je ne crois pas bien malin de gaspiller son énergie à aspirer la poussière sous les lits ou se mettre à repasser cols de chemises et gants de toilettes, ou alors c'est qu'on a un chiffon effiloché dans la tête et rien d'autre pour rêver. Foin donc de toutes les futilités du qutidien et de l'inutilité des travaux ménager qui vont m'enfermer dans un héroïsme de pacotille comme dans un cercueil de bois blanc.
in Toute une vie ratée







" On en avait mis du temps, avant de se décider !... Trop, peut-être. Nous étions sortis sur le pas de la porte. Ausculter l'ombre. Un froid de chacal nous avait mordus jusqu'aux entrailles. Immobiles telles des statues de marbre, nous avions attendu. Anxieux, et comme impatients qu'il ne se passe rien. "
in L'Ange au gilet rouge



Nouv…

Friedrich Schiller 1759 1805

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Paol Keineg

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Francis Ponge 1899 1988

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Le gui
Le gui la glu: sorte de mimosa nordique, de mimosa des brouillards. C'est une plante d'eau, d'eau atmosphérique.  Feuilles en pales d'hélice et fruits en perles gluantes.  Tapioca gonflant dans la brume. Colle d'amidon. Grumeaux.  Végétal amphibie.  Algues flottant au niveau des écharpes de brume, des traînées de brouillard, Épaves restant accrochées aux branches des arbres, à l'étiage des brouillards de décembre 
Francis Ponge - Pièces




http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Poesie-Gallimard/Pieces

http://jacquesmottier.online.fr/pages/ponge.html

https://www.franceculture.fr/personne-francis-ponge.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Ponge

Octavio Paz 1914 1998

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Jean Tardieu 1903 1995

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Sylvia Plath 1932 1963

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Finistère

C'était la fin des terres: les derniers doigts, noueux et rhumatismaux, Crispés sur rien. Des falaises
Noires et menaçantes, et la mer qui explose
Sans fond, sans fin, sans rien face à elle,
Blanchie par les visages des noyés,
C'et tout simplement lugubre maintenant, un tas de rocs -
Soldats rescapés de sales guerres d'autrefois.
La mer canonne dan leurs oreilles, mais ils ne bronchent pas.
D'autres rocs dissimulent sous l'eau leurs rancunes


(...)


Sylvia Plath - La Traversée

http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/plath/plath.html
Sylvia Plath aura toujours eu une main dans la nuit, et ses poèmes ont traîné en eux des traces de sang jamais apaisé. La lune des mots, reflétait surtout son ombre propre, elle qui faisait des journaux intimes dans son écriture.
(...) Sylvia Plath est devenue l’icône du féminisme (...)

https://www.poesie.net/plath2.htm

http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/archive/2015/01/04/papa-et-autres-poemes-de-sylvia-plath-8358400.htm…

De l'âge

Très beau texte sur l'âge......À lire et à méditer

Être vieux, c'est sérieux.
Dans notre monde, je parle de l'Occident, tout est nouveau, tout change; ce qui est jeune est bon, le changement est nouveau, la nouveauté est changeante et qu'on soit humain ou grille-pain, il n'est pas recommandé de vieillir.
Le monde est né d'hier, il commence aujourd'hui et renaîtra demain. Nous parlons naturellement de prévenir les marques du temps,
Anti-tache, anti-rouille, anti-ride, anti-vieillesse.
Sans anti, pas d'espoir. Vieux schnouk, vieux de la vieille, vieux machin, vieille chouette, la mode est à tout sauf à l'ancien.
Si la vieillesse est un naufrage, alors je donne ma langue au chat. La vie ne serait finalement que ce grand voyage de l'absurde où nous traversons périls et océans, désert et continents pour mieux glisser, ridicules et impotents sur la pente irréversible de la fatalité.
Il est vrai que l'on meurt. Il est encore plus vrai que nous no…

Un jour un peintre ... Dali 1904 1989

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Angelus Silesius

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Eric Rommellière

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S'asseoir tout simplement
Zazen



p88 Au final le novice devra accepter l'unique recommandation: abdiquer. Tout le pari du zen est là; si l'on veut toucher le point où toute volonté, tout savoir, toute appropriation sont abolies, l'être tout entier sera converti.

(lotus, demi lotus, position assise) p94 des positions alternatives peuvent être prises pour autant que l'on respecte les trois points fondamentaux que sont la stabilité, la verticalité et la détente.
Vous pouvez vous asseoir sur un coussin avec un pied posé sur le mollet opposé ou simplement les jambes ramenées devant vous, l'une devant l'autre, les genoux à terre; cette seconde façon est communément qualifiée de position birmane. A défaut, vous pouvez également vous asseoir à califourchon sur le coussin rond, celui-ci placé sur sa tranche. Vous vous asseyez dessus, puis vous écartez légèrement les genoux afin de garder la structure pyramidale de la posture avec ses trois appuis (les deux genoux et l…

Un jour un peintre ... Edward Hopper 1882 1967

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Lao Tseu

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Tchouang Tseu

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Maître Dôgen

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Méditation zazen


fondateur du zen Considéré comme l’un des plus grands penseurs de l’histoire du Japon, Eihei Dôgen a introduit la méditation zazen dans son pays et fondé le zen Sôtô.

Si tu ne trouves pas la vérité à l'endroit où tu es, où espères-tu la trouver ? " http://www.psychologies.com/Culture/Maitres-de-vie/Maitre-Dogen à lire : La Vraie Loi, trésor de l’œil. Textes choisis du Shôbôgenzô, l’œuvre majeure de Dôgen, un monument de la pensée japonaise (Seuil, “Points sagesses”, 2004).  



http://www.zen-deshimaru.com/fr/zen/biographie-du-maitre-zen-eihei-dogen-1200-1253

Introduction au  Fukanzazengi de Maître Dôgen

La Voie est fondamentalement parfaite. Elle pénètre tout. Comment pourrait-elle dépendre de la pratique et de la réalisation?
Le véhicule du dharma est libre et dégagé de toute entrave. En quoi l'effort concentré de l'homme est-il nécessaire ? En vérité, le Grand Corps est bien au-delà de la poussière du monde. Qui pourrait croire qu'il existe un …

 Bai Juyi

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Poète chinois








On compare son style simple, abondant, régulier, à l’eau d’une fontaine qui coule nuit et jour sur la petite place du village et où tout le monde s’abreuve: «Danseuse tartare! Danseuse tartare!
L’âme répond au son des cordes,
Les mains répondent au tambour.
La musique prélude, elle s’élance, manches hautes.
Palpitante comme la neige, frémissante comme le roseau,
À droite et à gauche, inlassable, elle pivote,
Mille et mille tours se poursuivent sans trêve.
Rien de ce monde ne pourrait l’égaler:
Voiture, moins rapide, tourbillon, moins primesautier.
La danse finie, à plusieurs reprises elle salue et remercie
Le souverain qui sourit légèrement» https://www.notesdumontroyal.com/note/162
http://classes.bnf.fr/dossitsm/b-baijuy.htm
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bai_Juyi

Li Po

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Poète chinois



http://wengu.tartarie.com/Tang/Li_Bai.php
extraits

--- Abandon
Face au vin inconscient l'obscurité survient,
les fleurs tombées remplissent les plis de ma robe.
Intoxiqué je me lève et marche vers les ruisseaux lunaires,
les oiseaux sont loin les gens aussi éparses. Pensées d'une nuit calme
Les rayons de la lune éclairent devant mon lit,
Le doute, sur le sol de la gelée ? Levant la tête je contemple la lune brillante,
Courbant la tête je pense à mon pays natal. Pensée dans une nuit tranquille
traduction Léon d'Hervey de Saint-Denys Devant mon lit, la lune jette une clarté très vive ;
Je doute un moment si ce n’est point la gelée blanche qui brille sur le sol.
Je lève la tête, je contemple la lune brillante ;
Je baisse la tête et je pense à mon pays. https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Li_Bai 


PETITE ANTHOLOGIE

Parmi les nuages et les pins
traduit par Dominique Hoizey
(extraits)

Monté au pavillon Sanhua à Jincheng

Le soleil levant illumine Jincheng
Le pavillon Sanh…

Du Fu

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Poète chinois


http://pierresel.typepad.fr/la-pierre-et-le-sel/2012/01/du-fu-le-po%C3%A8te-int%C3%A8gre.html
RÉFLEXIONS
(deux poèmes)

Le monde se compose d'êtres qui travaillent
en divers lieux, selon diverses coutumes
tous sont entraînés dans cette lutte pour la vie
et peu à peu, tous se ressentent de cet esclavage
sans dignités, l'obscurité n'apporterait pas l'amertume
sans richesses, la pauvreté pourrait se supporter
l'éternité n'est qu'un immense ossuaire
les gens qui nous entourent chantent et pleurent tour à tour
depuis que je suis arrivé dans les gorges du Yangzi
trois ans se sont écoulés comme se consume une chandelle
ma santé défaillant, j'ai accepté de m'arrêter ici
les honneurs, les insultes, me laissent indifférent
un rang officiel m'est proposé au soir de ma vie
je me nourris encore toujours de riz décortiqué
je vis dans une chaumière à l'est de la Cité de pierre
je ramasse des simples dans les ravins des collines du nord
mon attention conce…

André Breton - Moins de temps

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Moins de temps
Moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, moins de larmes qu’il n’en faut pour mourir; j’ai tout compté, voilà. J’ai fait le recensement des pierres ; elles sont au nombre de mes doigts et de quelques autres; j’ai distribué des prospectus aux plantes, mais toutes n’ont pas voulu les accepter. Avec la musique j’ai lié partie pour une seconde seulement et maintenant je ne sais plus que penser du suicide, car si je veux me séparer de moi-même, la sortie est de ce côté et, j’ajoute malicieusement: l’entrée, la rentrée de cet autre côté. Tu vois ce qui te reste à faire. Les heures, le chagrin, je n’en tiens pas un compte raisonnable; je suis seul, je regarde par la fenêtre ; il ne passe personne, ou plutôt personne ne passe (je souligne passe). Ce Monsieur, vous ne le connaissez pas ? c’est M. Lemême. Je vous présente Madame Madame. Et leurs enfants. Puis je reviens sur mes pas, mes pas reviennent aussi, mais je ne sais pas exactement sur quoi ils reviennen…