Articles

Affichage des articles du novembre, 2015

Stefan ZWEIG 1881 1942

Vivre - George Sand

" Vivre ! que c'est doux ! que c'est bon ! malgré les chagrins, les maris, l'ennui, les dettes, les parents, les cancans, malgré les poignantes douleurs et les fastidieuses tracasseries. Vivre ! c'est enivrant ! aimer, être aimé ! c'est le bonheur ! c'est le Ciel !"
George Sand
J'aime donc je suis

Ode pour la paix - La Fontaine

Ode pour la paix Le noir démon des combats
Va quitter cette contrée ;
Nous reverrons ici-bas
Régner la déesse Astrée.

La paix, soeur du doux repos,
Et que Jules va conclure,
Fait déjà refleurir Vaux ;
Dont je retire un bon augure.

Élévation - Baudelaire

Image
Élévation Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers, 
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité, 
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde, 
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur, 
Et bois, comme une pure et divine liqueur, 
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;

Celui dont les pensers, comme les alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!
Baudelaire 



Sarah Roubato

Voltaire 1694 - 1778

Image
Naissance de Voltaire François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris, ville où il est mort le 30 mai 1778 


http://www.bibebook.com/bib/trait%C3%A9-sur-la-tol%C3%A9rance

De la Lumière ~ Gabrielle BUREL

Image
De la Lumière

Un vent léger bouscule la grisaille matinale que le soleil tente de percer, nuançant le gris à l'envi

Le calme environnant porte sa rêverie effilochée

Qu'écrire de beau...

Comment ?
Rien ?
Nulle beauté dans ce matin engourdi ?
Aucune nouveauté n'aurait traversé la nuit ?
Pas de messager arc-en-ciel prometteur ?
Faut-il allumer la radio la télé pour entendre des voix porteuses de nouvelles plus ou moins plus que moins ... Surtout pas. Le monde a sombré dans une folie sanguinaire

Et le songe se referme sur lui-même, avide d'échapper à sa mélancolie, âpre au besoin d'harmonie

Gabrielle BUREL
21/11/2015

De la Lumière !Louise Ackermann

De la Lumière !

Louise Ackermann

Mehr Licht ! mehr Licht !
(Dernières paroles de Gœthe.)

Parisien - Hommage

Image
PARISIEN Quand par une inflexion marquée de mon chemin
Il m’a fallu laisser le fin Paris que j’aime
– Ses rues, ses restaurants, bars, concerts qui parsèment
De joie de vivre les soirées à lendemains –,

J’ai parlé à ce cœur nostalgique : « Ne crains
Pas de quitter ainsi la ville la plus belle.
Ne jamais l’oublier c’est lui rester fidèle :
Le souvenir sera plus long que le chagrin. »

On a meurtri Paris et profonde est ma peine.
Il ne me suffit plus que le cœur se souvienne.
Je brûle de colère et d’espoir, des accents

De courage et de foi en notre République.
Paris devient mon nom et mienne est sa Réplique
Qui lui fait traverser la douleur et le sang.

Anonyme sur Le Capital des Mots

http://www.le-capital-des-mots.fr/2015/11/le-capital-des-mots-anonyme.html

Jean Pérol

Image

Réflexion... Henri Calet

Image
"Ne me secouez pas, je suis plein de larmes"
Henri Calet

Aimons toujours - Victor Hugo

Aimons toujours ! Aimons encore !

Aimons toujours ! Aimons encore !
Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
L'amour, c'est le cri de l'aurore,
L'amour c'est l'hymne de la nuit.

Réflexion... George Sand

«Ne rien mettre de son cœur dans ce qu'on écrit? Je ne comprends pas du tout, oh mais, du tout. Moi il me semble qu'on ne peut pas y mettre autre chose.»

George Sand à Gustave Flaubert
7 décembre 1866

Nous verrons - Chateaubriand

Nous verrons

Paris, 1810.

Le passé n’est rien dans la vie,
Et le présent est moins encor :
C’est à l’avenir qu’on se fie
Pour nous donner joie et trésor.
Tout mortel dans ses voeux devance
Cet avenir où nous courons ;
Le bonheur est en espérance,
On vit, en disant : Nous verrons.

Si vous saviez ~ Gabrielle BUREL

https://revueaccentlibre.wordpress.com/2015/11/14/si-vous-saviez-gabrielle-burel/

Si vous saviez
Là d’où je vois
Comme tout est ennui
Comme tout est vide

Si vous saviez
Comme tout est figé
Aucun cri ni émoi
Pour rider l’espace

Laissez-moi errer
Sans poser de question
Les mots ne collent pas
Aux indiscrétions

Laissez-moi jeter
Un voile opaque
Comme une illusion
Sur les émotions
Dont on ne guérit
Jamais tout à fait

On continue c’est tout
Comme la nuit
Se pare d’étoiles
Pour tromper son néant

Gabrielle Burel


Également sur La Cause Littéraire le 28/04/2014 Casse-tête:
http://www.lacauselitteraire.fr/casse-tete

13 novembre 2015

Image
Il est plus facile de nous ôter la vie que de triompher de nos principes (Maximilien de Robespierre)

Poésie ininterrompue - Eluard

Image
Poésie ininterrompue
Allez donc pleurer ou rire

Dans ce monde de buvard


Prendre forme dans l’informe

Prendre empreinte dans le flou


Prendre sens dans l’insensé

Dans ce monde sans espoir


Si nous montions d’un degré
Eluard

Sylvia PLATH 1932 1963

Image
PARIS 1956 Lettre d'Amour
Pas facile de formuler le changement que tu as fait en moi.

Réflexion... Bernard Giraudeau

« La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »Bernard Giraudeau
Les Hommes à terre

11 novembre

Image
11 novembre

Réflexion... Musset

Qu’importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu’on écoute les cœurs se répondre
Musset
La confession d'un enfant du siècle 

Réflexion... Jean Pérol

« Elle avait quelque chose d’un peu fou en elle, de cette folie qu’on voit toujours trembler, comme un incendie naissant, chez les femmes plus audacieuses que les autres, et qui acceptent d’être emportées par ce qui les dépassent. »
Jean Pérol in Le Soleil se couche à Nippori

Voutch

Image

Un jour une femme... Marie Curie

Image
5 novembre 1906 : Marie Curie devient la première femme professeur à la Sorbonne 

Automne - Chateaubriand

Image
" Un caractère moral s'attache aux scènes de l'automne : ces feuilles qui tombent comme nos ans , ces fleurs qui se fanent comme nos heures , ces nuages qui fuient comme nos illusions , cette lumière qui s'affaiblit comme notre intelligence , ce soleil qui se refroidit comme nos amours , ces fleuves qui se glacent comme notre vie , ont des rapports secrets avec nos destinées . "
François René de CHATEAUBRIAND (1768-1848 ) in Mémoires d' Outre Tombe

Joachim du Bellay 1522 - 1560

Image
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
XXXI
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage Ou comme celui-là qui conquit la toison Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village Fumer la cheminée et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison Qui m'est une province et beaucoup davantage?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux Que des palais romains le front audacieux ; Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine,
Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin, Plus mon petit Liré que le mont Palatin Et plus que l'air marin la douceur angevine.
in Les Regrets

Réflexion... Boris Vian

Image

Bayard ... Sans peur et sans reproche

1475 - 1524 Pierre Terrail de Bayard - chevalier sans peur et sans reproche
Une de ses devises est "Accipit ut det" : il reçoit pour donner


http://lechevalierbayard.free.fr/histo.htm
Histoire du Chevalier Bayard
http://www.histoiredumonde.net/Pierre-Terrail-de-Bayard-Le.html

http://www.etaletaculture.fr/histoire/le-chevalier-bayard/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Terrail_de_Bayard

Tu trembles, carcasse ...

Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne - dit Turenne 1611 - 1675

Tué au combat à 63 ans, il est resté jusqu'au bout un stratège remarquable et un guerrier intrépide.

Cependant, à l'approche du danger, il ne pouvait réprimer un frissonnement de tout son corps. On l'entendit encore à la fin de sa carrière, alors qu'il avait atteint les dignités les plus élevées, marmonner avec colère:
 « Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ». 1667


https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_de_La_Tour_d%27Auvergne,_dit_Turenne

http://dinoutoo.pagesperso-orange.fr/histo/tur1.htm

Sainte Beuve 1804 - 1869

Mon âme est ce lac même ... Mon âme est ce lac même où le soleil qui penche,
Par un beau soir d'automne, envoie un feu mourant :
Le flot frissonne à peine, et pas une aile blanche,
Pas une rame au loin n'y joue en l'effleurant.

Tout dort, tout est tranquille, et le cristal limpide,
En se refroidissant à l'air glacé des nuits,
Sans écho, sans soupir, sans un pli qui le ride,
Semble un miroir tout fait pour les pâles ennuis.

Mais ne sentez-vous pas, Madame, à son silence,
A ses flots transparents de lui-même oubliés,
A sa calme étendue où rien ne se balance,
Le bonheur qu'il éprouve à se taire à vos pieds,

À réfléchir en paix de bien-aimé rivage,
A le peindre plus pur en ne s'y mêlant pas,
A ne rien perdre en soi de la divine image
De Celle dont sans bruit il recueille les pas ?

Jean-Pierre Lesieur - Poésie

Image

Réflexion... Qui peut..

Image
^^

Les villes tentaculaires Emile Verhaeren

la Révolte
"La rue, en un remous de pas,
De corps et d’épaules d’où sont tendus des bras
Sauvagement ramifiés vers la folie,
Semble passer volante — et s’affilie
À des haines, à des sanglots, à des espoirs :
La rue en or,
La rue en rouge, au fond des soirs.
Toute la mort,
En des beffrois tonnants se lève ;
Toute la mort, surgie en rêves,
Avec des feux et des épées
Et des têtes, à la tige des glaives,
Comme des fleurs atrocement coupées.

Etienne de la BOÉTIE 1530 - 1563

Image
Le 1er novembre 1530, naissance de Etienne de la BOÉTIE 


La mort Victor Hugo

La mort  Le prodige de ce grand départ céleste, qu'on appelle la mort, 
c'est que ceux qui partent ne s'éloignent point. 
Ils sont dans un monde de clarté, mais ils assistent, 
témoins attendris, à notre monde de ténèbres.
Ils sont en haut et tout près. 
Oh ! Qui que vous soyez, qui avez vu s'évanouir dans la tombe un être cher, 
ne vous croyez pas quittés par lui. 
Il est à côté de vous plus que jamais.
La beauté de la mort, c'est la présence : 
présence inexprimable des âmes aimées, 
souriant à nos yeux en larmes. 
L'être pleuré est disparu, non parti.
Nous n'apercevons plus son doux visage ; 
nous nous sentons sous ses ailes... 
Les morts sont les invisibles,
mais ils ne sont pas les absents.
[ ... ] La mort, c'est la montée, 
au degré supérieur, de tout ce qui a vécu. 
Ascension éblouissante et sacrée, 
chacun reçoit son augmentation.
Tout se transfigure dans la lumière et par la lumière [ ... ]  Extrait du discours de Victor Hugo sur la tombe de la fiancée de son deuxiè…

Vieille ferme à la Toussaint - Émile Verhaeren

Vieille ferme à la Toussaint
La ferme aux longs murs blancs, sous les grands arbres jaunes,
Regarde, avec les yeux de ses carreaux éteints,
Tomber très lentement, en ce jour de Toussaint,
Les feuillages fanés des frênes et des aunes.

Elle songe et resonge à ceux qui sont ailleurs,
Et qui, de père en fils, longuement s’éreintèrent,
Du pied bêchant le sol, des mains fouillant la terre,
A secouer la plaine à grands coups de labeur.

Puis elle songe encor qu’elle est finie et seule,
Et que ses murs épais et lourds, mais crevassés,
Laissent filtrer la pluie et les brouillards tassés,
Même jusqu’au foyer où s’abrite l’aïeule.

Elle regarde aux horizons bouder les bourgs ;
Des nuages compacts plombent le ciel de Flandre ;
Et tristement, et lourdement se font entendre,
Là-bas, des bonds de glas sautant de tour en tour.

Et quand la chute en or des feuillages effleure,
Larmes ! ses murs flétris et ses pignons usés,
La ferme croit sentir ses lointains trépassés
Qui doucement se rapprochent d’elle, à c…

C'est la Toussaint - Clo d'Aria

C'EST LA TOUSSAINT  C'est la Toussaint le ciel est gris comme demain
Et lourd comme les chrysanthèmes.
Le vent rougit le nez des gens, glace leurs pieds,
Glace leurs mains: c'est la Toussaint.Des feuilles mortes que la brise emporte
Bouchent les portes.
Dans les maisons, le feu chante
A son diapason sa chansonMais le froid entre quand même
Par les fentes des croisées: il faut geler.
Alors, dedans comme dehors,
Le froid mord.Et les gens moroses
Se plaignent des choses
De l'hiver qui vient:
C'est la Toussaint....
                                          Clo d' Aria

Toussaint

Image