13 novembre 2015


Il est plus facile de nous ôter la vie que de triompher de nos principes (Maximilien de Robespierre)


Paris 

"Paris étant haï, c’est un devoir de l’aimer. Pourquoi le hait-on? parce qu’il est foyer, vie, travail, incubation, transformation, creuset, renaissance. Parce que de toutes ces choses régnantes aujourd’hui, superstition, stagnation, scepticisme, obscurité, recul, hypocrisie, mensonge, Paris est le contraire magnifique. A une époque où les syllabus décrètent l’immobilité, il fallait rendre un service au genre humain, prouver le mouvement. Paris le prouve. Comment? en étant Paris.

Être Paris, c’est marcher.

A cette heure de réaction contre toutes les tendances du progrès, dénoncé de tous côtés, de par l’encyclique, de par le droit divin, de par le «bon goût», de par le magister dixit , de par l’ornière, de par la tradition, etc..., en cette insurrection flagrante de tout le passé, passé fanatique, passé scholastique, passé autoritaire, contre ce puissant dix-neuvième siècle, fils de la révolution et père de la liberté, il est utile, il est nécessaire, il est juste de rendre témoignage à Paris. Attester Paris, c’est affirmer, en dépit de toutes les apparentes évidences acceptées du vulgaire, la continuation de la vaste évolution humaine vers la libération universelle. Au moment où nous sommes, la coalition nocturne des vieux préjugés et des vieux régimes triomphe, et croit Paris en détresse, à peu près comme les sauvages croient le soleil en danger pendant l’éclipse.

Cette affirmation, elle est dans les pages qu’on lit en ce moment. Affirmation de la démocratie, affirmation de la paix, affirmation du siècle.

Paris, Victor Hugo

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