Faut que je te dise Ma fille a une maladie orpheline Un truc qui va la laisser Paralysée Au mieux Alors je meurs à petit feu Parce que Toucher sa gosse C'est affreux C'est impossible Juste impossible Gabrielle BUREL 20 09 19
Déconfiture Je ne crois pas que ce monde va changer On pointe toujours du doigt ceux qui sortent du cadre On crie au scandale à la moindre incartade Sans aucun sens de l'humour La peur partout s'insinue s'infiltre S'expose explose Ah ! la bonne conscience collective Si vous continuez (de sortir) nous serons tous cloîtrés Plus longtemps C'est si long d'être chez soi Avec soi Avec les siens Ceux qu'on a choisi pour la vie Cette vie qui s'arrête sur le vide Cette vie si précieuse qu'on y meurt Seul isolé désespéré De respirer sans exister Dommage collatéral D'une société qui ne sait plus Accompagner la mort Qui s'est crue invincible Parce que vaccinée Gabrielle
Parce que Parce que Demain sans toi Rejoint hier Dans le froid Parce que Vivre sans toi Éteint l'ardeur De tous les feux Parce que Chaque saison Porte ton nom Dans mon avenir Parce que Le jardin d'hiver Garde la splendeur Des beaux jours Parce que L'eau vive Des ruisseaux Se meurt de toi Parce que L'abîme Ne sépare Personne Parce que l'abîme ne sépare personne G abrielle Burel 09/12/14
Tout dire Le tout est de tout dire, et je manque de mots Et je manque de temps, et je manque d'audace Je rêve et je dévide au hasard mes images J'ai mal vécu, et mal appris à parler clair. Tout dire les roches, la route et les pavés Les rues et leurs passants les champs et les bergers Le duvet du printemps la rouille de l'hiver Le froid et la chaleur composant un seul fruit Je veux montrer la foule et chaque homme en détail Avec ce qui l'anime et qui le désespère Et sous ses saisons d'homme tout ce qui l'éclaire Son espoir et son sang son histoire et sa peine Je veux montrer la foule immense divisée La foule cloisonnée comme un cimetière Et la foule plus forte que son ombre impure Ayant rompu ses murs ayant vaincu ses maîtres La famille des mains, la famille des feuilles Et l'animal errant sans personnalité Le fleuve et la rosée fécondants et fertiles La justice debout le pouvoir bien planté Paul Eluard
J’avance avec le silence des arbres je marche avec le rond du ciel je ne parle pas mes mots je les marche et je marche mon silence ça ne commence pas et ça ne finit pas. Recueil « Puisque je suis ce buisson »
Commentaires
Enregistrer un commentaire