Pablo Neruda 1904 - 1973









 


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http://www.tropdamour.com/amour/post/2010/10/16/Vingt-poemes-d-amour-une-chanson-desesperee-Pablo-Neruda
20 chansons d'amour

Il meurt lentement





Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!
http://lucky.blog.lemonde.fr/files/2011/07/Pablo-Neruda-Il-meurt-lentement2.pdf
http://www.camino-latino.com/spip.php?article635
Poème attribué à Pablo Neruda, en réalité de Martha Madeiros


Pablo Neruda - Poèmes extraits de " La centaine d'amour "



J'aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente,
et tu m'entends au loin, et ma voix ne t'atteint pas.
On dirait que tes yeux se sont envolés,
et on dirait qu'un baiser t'a clos la bouche

Comme toutes les choses sont remplies de mon âme,
tu émerges des choses pleine de mon âme.
Papillon de rêve, tu ressembles à mon âme
et tu ressembles au mot : mélancolie.

J'aime quand tu te tais et que tu es comme distante.
Et tu es comme plaintive, papillon que l'on berce.
Et tu m'entends au loin, et ma voix ne t'atteint pas:
laisse-moi me taire avec ton silence.

Laisse-moi aussi te parler avec ton silence,
clair comme une lampe, simple comme un anneau.
Tu es comme la nuit, silencieuse et constellée.
Ton silence est d'étoile, si lointain et si simple.

J'aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente,
distante et dolente, comme si tu étais morte.
Un mot alors, un sourire suffisent,
et je suis heureux, heureux que ce ne soit pas vrai.





Si quelquefois devait s'arrêter ta poitrine,
et que cesse d'aller ce qui brûle en tes veines,
si ta voix en ta bouche expirait sans parole,
si tes mains s'endormaient en oubliant son essor,

Mathilde, amour, laisse tes lèvres entrouvertes
car ce dernier baiser doit durer avec moi,
doit rester immobile à jamais sur ta bouche:
c'est ainsi seulement qu'il me suit dans la mort.

Je mourrai en baisant ta folle et froide bouche,
en embrassant la grappe égarée de ton corps,
en demandant à tes yeux fermés la lumière.

Et quand la terre recevra ainsi notre étreinte
nous irons confondus en une seule mort
et vivant à jamais un éternel baiser.



Puisque est double la façon d’être de la vie,
Puisque la parole est une aile du silence,
Et qu’il est dans le feu une moitié de froid.
Moi je t’aime afin de commencer à t’aimer,

Afin de pouvoir recommencer l’infini
Et pour que jamais je ne cesse de t’aimer :
C’est pour cela que je ne t’aime pas encore.
Je t’aime et je ne t’aime pas, c’est comme si

J’avais entre mes deux mains les clés du bonheur
Et un infortuné, un certain destin.

Mon amour a deux existences pour t’aimer.
Pour cela je t’aime quand je ne t’aime pas
Et c’est pour cela que je t’aime quand je t’aime.



Je veux que tu saches
une chose.

Tu sais ce qu'il en est :
si je regarde
la lune de cristal, la branche rouge
du lent automne de ma fenêtre,
si je touche
près du feu
la cendre impalpable
ou le corps ridé du bois,
tout me mène à toi,
comme si tout ce qui existe,
les arômes, la lumière, les métaux,
étaient de petits bateaux qui naviguent
vers ces îles à toi qui m'attendent.

Cependant,
si peu à peu tu cesses de m'aimer
je cesserai de t'aimer peu à peu.

Si soudain tu m'oublies
ne me cherche pas,
puisque je t'aurai aussitôt oubliée.

Si tu crois long et fou
le vent de drapeaux
qui traversent ma vie
et tu décides
de me laisser au bord
du coeur où j'ai mes racines,
pense
que ce jour-là,
à cette même heure,
je lèverai les bras
et mes racines sortiront
chercher une autre terre.

Mais
si tous les jours
à chaque heure
tu sens que tu m'es destinée
avec une implacable douceur.
Si tous les jours monte
une fleur à tes lèvres me chercher,
ô mon amour, ô mienne,
en moi tout ce feu se répète,
en moi rien ne s'éteint ni s'oublie,
mon amour se nourrit de ton amour, ma belle,
et durant ta vie il sera entre tes bras
sans s'échapper des miens.


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http://www.pierdelune.com/neruda.htm
Biographie et liste de poèmes

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pablo_Neruda

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