XUEREB - SURSEOIR À L’ADIEU

XUEREB - SURSEOIR À L’ADIEU

Lorsque le vaisseau brûle
que sauver du naufrage ?
le sourire friable
d’un être qui s’éloigne?
le bief assoiffé d’une vie
que des yeux affaiblis
ne peuvent situer
au trajet brouillé d’un destin?

De quel choix aurons-nous loisir
sauf celui du renoncement ?

La tiédeur de nos mains
sur l’émotion des doigts
souffle à souffle ajustés
la fusion de deux corps
éperdus dans l’envol
en faille d’infini
par éclair entrevu

Le désir obstiné
du désir nous tenaille
dans cette imprévision
d’un chatoiement des jours
nous berne l’illusion
contre toute évidence
de surseoir à l’adieu

Commentaires

Vu les sept derniers jours

Paul Eluard - Tout dire

Francis PONGE - CONCEPTION DE L'AMOUR EN 1928

Le Meunier son fils et l'âne - Jean de La Fontaine

Izumi-shikibu

Henri Michaux - Avenir

Coquelicot - Guillevic