Réflexion... Le mal



" Qu’est-ce qu’ils voulaient dire tous ces gens qui disaient : "Le mal n’est rien“ ? Depuis Socrate qui passe son temps à dire ça. Alors que oui, le malheur était là. Le mal il a toujours eu deux formes.
- Le malheur
- et la méchanceté.
Le mal du malheureux et le mal du méchant. Ça manquait pas dès les grecs, des méchants et des malheureux. Et en plus, qu’est-ce qui fait qu’il y a du mal à première vue ? C’est que les méchants et les malheureux c’est pas les mêmes. Tiens, si les méchants et les malheureux c’étaient les mêmes, en effet le mal ne serait rien, il se détruirait lui-même. Le scandale c’est que les méchants ne soient pas forcément malheureux et les malheureux pas forcément méchants. Ça arrive de temps en temps mais pas assez souvent. En d’autres termes, si les méchants étaient malheureux et les malheureux méchants, le mal se détruirait, il y aurait une auto-suppression du mal. C’est formidable ça."

GILLES DELEUZE.

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