Rafael de Leon

Rafael de Leon - Petite ballade des trois poignards

J'ai acheté trois poignards
pour que tu me donnes la mort...

Le premier, Indifférence,
est un sourire qui va et vient
et s'enfonce dans la chair
comme une rose de neige.

Le second est de traîtrise;
mon dos le pressent déjà,
laissant sans printemps
un arbre aux nervures vertes.

Et le dernier, d'acier froid,
si jamais tu as le courage,
de me laisser, face à face,
amour, présent de corps.

J'ai acheté trois poignards
pour que tu me donnes la mort...

Commentaires

Vu les sept derniers jours

Poésie ininterrompue - Eluard

Paul Eluard - Tout dire

Henri Michaux - Avenir

Le bruit des cabarets, la fange du trottoir - Verlaine

Comme en Poésie - Les auteurs 2000 / 2015