Deux poèmes parasités ~ Gabrielle Burel
Deux poèmes parasités
Ceci
Collé à la paroi
Vertige aux abois
Gorge serrée
La mort dans la peau
Résister à l'abîme
Ou plonger
Yeux fermés
Tuer une vie
Au goût de sang
Enfer titanesque
D'un grain de sable
Parmi tant d'autres
Absence non remarquée
En congé de l'existence
Pour l'éternité
Cela
Les crachats retombent
En pluie gluante
Sur celui qui lance au vent
Les mots bâillonnés
De la liberté bafouée
Un voile glauque
Recouvre le jour
Ensanglanté
Qui hurle le silence
Des injustices
La nuit incarnat
Rue dans les brancards
De l'ordre aseptisé
Les assassinés du rêve
Se lèvent en masse
Enfin libérés du joug
Allons enfants
Il est temps !
Rétablissons
La Poésie !
Gabrielle Burel
Septembre 2016
Commentaires
Enregistrer un commentaire