Valérie Rouzeau






 

VALERIE ROUZEAU
Vrouz
Du vent me danse la tête
Je do do dodeline
Traverse une rue un fleuve
Une mauvaise passe une crise
Rien jamais ni personne
Ne me porte aussi bien
Que l'air assez remué
Qui me remue assez
Me chavire la caboche
La cervelle envolée
D'aptère qui va à pied
Sans gâcher le hasard
Difficile à mirer
D'un seul frisson de flaque.
https://m.actualitte.com/n/56905
"Une poésie génheureuse avec la générosité comme source de bonheur"








http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=LFA_149_0105
Valérie Rouzeau ou le poème libre



Si J'avais les jours à compter je marquerais soir après
soir mes petites croix de récompense
Je tiendrais des mois des saisons mon calendrier de
forçat mon agenda de Pénélope
Ça me ferait ni chaud ni froid juillet janvier en
solitaire je traverserais les années
Si grand d'amour était en vue ou à revenir quel beau jour
je l'appellerais mon cher Ulysse et puis je choisirais
la danse plutôt que la tapisserie
Je bouserais les mauvais génies en faisant jazzer mon
seul cœur
Je mettrais le chagrin en boîte avec un jeu de mots facile
Je trangerais l'éternité pour en découdre avec les nuits
tchatchatchatcherais jusqu'au matin dans une autre
histoire aussi vrai si j'avais de quoi de l'espoir

Extrait de Va où, Le Temps qu’il fait, 2002

http://www.letheatredelorient.fr/archives/documents/26043/extraits-texte-valerie-rouzeau-loreille-au-bord-levres.html
"Quelque Chose
Quelque chose est tombé de moi dans l’herbe
Une vieille lubie une alliance plume
Une goutte d’eau salée La note du plombier
Quelque chose est tombé de moi sur le trottoir
Va savoir quoi comme lambeau de mémoire
Cheveu ténu tiré donc quatre épingles
J’ai perdu minimum quatre épingles
Quelque chose est tombé de moi sous la table
Un ouragan une tuile une catastrophe
Un nénuphar une dent de lait l’espoir
Plus clair un jour d’y voir
Quelque chose a monté de moi sans prévenir
Quelque chose fiche le camp du corps
Et des saisons quelque chose s’évapore
Quelque chose maximum.»

« Orpheline Innombrable Orpheline.
J’ai sept ans Je me sens Comme petite vieille en fleur.
De quoi les rêves sont-ils faits
Quelqu’un m’a-t-il jamais aimée.
Innombrable
Orpheline
Innombrable"

on L'oreille au bord des lèvres et l'œil ans un nuage 2002

http://terreaciel.free.fr/poetes/rouzeau.htm
L'éternité des souliers
C'est dans la colle qu'il pose
Tout dans la bonne pompe qui dure
Il faut pouvoir compter dessus
D'autant que l'hiver serra là
D'ici deux semelles

in Neige rien 


Articles les plus consultés

Alain Bosquet 1919 1998

Ce qu'il faut - Supervielle

Neruda Ode à un albatros voyageur

Henri Pichette 1924 - 2000

Anna de Noailles 1876 1933

Toussaint - Verlaine

Parce que ~ Gabrielle Burel