PAUL NEUHUYS 1897 1984



 ART POÉTIQUE

Écrire en vaut-il la peine

Des mots, des mots

Pourtant il ne faut pas dire:
Hippocrène

je ne boirai plus de ton eau.

La poésie,

je la rencontre parfois à l'improviste

Elle est seule sous un saule

et recoud ma vie déchirée.

Écoute le son de la pluie dans les gouttières de zinc
Aime les formes brèves et les couleurs vives
Foin des natures mortes et des tableaux vivants
Fous-toi de la rime

Que la tour d'ivoire devienne une maison de verre et se brise

Epitaphe:

Encor qu'il naquit malhabile
Il ne resta point immobile
Et disparut chez les
Kabyles
D'un accident d'automobile.

 PAUL NEUHUYS


 http://www.wikipoemes.com/poemes/paul-neuhuys/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Neuhuys

Articles les plus consultés

Alain Bosquet 1919 1998

Ce qu'il faut - Supervielle

Henri Pichette 1924 - 2000

Neruda Ode à un albatros voyageur

Anna de Noailles 1876 1933

Toussaint - Verlaine

Parce que ~ Gabrielle Burel