Poésie ininterrompue Allez donc pleurer ou rire Dans ce monde de buvard Prendre forme dans l’informe Prendre empreinte dans le flou Prendre sens dans l’insensé Dans ce monde sans espoir Si nous montions d’un degré Eluard
Tout dire Le tout est de tout dire, et je manque de mots Et je manque de temps, et je manque d'audace Je rêve et je dévide au hasard mes images J'ai mal vécu, et mal appris à parler clair. Tout dire les roches, la route et les pavés Les rues et leurs passants les champs et les bergers Le duvet du printemps la rouille de l'hiver Le froid et la chaleur composant un seul fruit Je veux montrer la foule et chaque homme en détail Avec ce qui l'anime et qui le désespère Et sous ses saisons d'homme tout ce qui l'éclaire Son espoir et son sang son histoire et sa peine Je veux montrer la foule immense divisée La foule cloisonnée comme un cimetière Et la foule plus forte que son ombre impure Ayant rompu ses murs ayant vaincu ses maîtres La famille des mains, la famille des feuilles Et l'animal errant sans personnalité Le fleuve et la rosée fécondants et fertiles La justice debout le pouvoir bien planté Paul Eluard
http://theblogofgab.blogspot.fr/2016/02/fabrication-de-la-revue-comme-en-poesie.html Fabrication de la revue par Jean-Pierre Lesieur Mise à jour le 18/02/2016 : 2000/2015 LISTE DE TOUS LES POETES MIS DANS COMME - Comme en Poésie (2000- [en cours] ) « Revue trimestrielle de poésie » Hossegor (2149 avenue du Tour-du-Lac, 40150). In-8 (210x145). Association Comme en Poésie. Dir. : Jean-Pierre Lesieur Du n° 1 (1er trim. 2000 [décembre 1999]) Part. : [en cours] Bibl. : [ISSN : 1620-1213. Cf. les autres revues dirigées par Jean-Pierre Lesieur (1935-. . . .) : - Le Puits de l’Ermite (1965-1979) - Le Pilon (1976-1982) Diverses rubriques : Appel au poètes / Cartes légendées / La Cité critique / Comme dans les livres / Comme dans les recueils / Comme dans les revues / Comme en anecdotique / Comme en commission / Comme en correspondance / Attention école / Comme en fabulie / Comme en génétique / Comme en grammaire / Comme en proverbie / Comme en question / Comme ...
https://loncledan.wordpress.com/definitions-de-tanka-haiku-et-senryu/ Modernité du tanka : La modernité s’exprime sur le fond (le choix de sujets contemporains) mais aussi sur la forme, en développant le principe du shasei (le croquis sur le vif). Quant à la forme, elle reste un poème bref, fixe, de 31 syllabes, ou sons.4 Principes du tanka Hisayoshi Nagashima, co-fondateur de la Revue du tanka international, créée en octobre 1953 avec Jehanne Grandjean, écrivait ceci à propos du tanka : " Le mot Tanka signifie poème court. Il se compose de 5 vers alternés de 5, 7, 5, 7, 7 syllabes, soit un tout de 31 syllabes. Ceci est sa particularité… Autrement dit cette forme est faite pour exprimer ce sentiment momentané mais qui peut être profond, philosophique ou douloureux…. Les mots qui le composent doivent être musicaux… " Et pour accéder à l’écriture du tanka, nous nous réfèrerons...
"…si les hommes sont capables de quelque vérité, celle-là l’est. – Je le confesse, je l’avoue, mais encore n’y a-t-il point moyen de voir le dessous du jeu ? – Oui, l’Écriture et le reste, etc. – Oui, mais j’ai les mains liées et la bouche muette, on me force à parier, et je ne suis pas en liberté, on ne me relâche pas, et je suis fait d’une telle sorte que je ne puis croire. Que voulez-vous donc que je fasse ? – Il est vrai, mais apprenez au moins que votre impuissance à croire vient de vos passions, puisque la raison vous y porte et que néanmoins vous ne le pouvez. (...) Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point ; on le sait en mille choses. Je dis que le coeur aime l’être universel naturellement et soi-même naturellement, selon qu’il s’y adonne, et il se durcit contre l’un ou l’autre à son choix." Blaise Pascal, Pensées.
Coup de foudre Ils sont tous deux convaincus d’être unis par un sentiment inattendu. C’est beau, une telle certitude mais l’incertitude est plus belle encore. Ils ne se connaissaient pas avant, et ils croient qu’il ne s’est jamais rien passé entre eux. Mais qu’en pensent les routes, les marches, les couloirs, où depuis longtemps ils pouvaient se croiser? Je voudrais leur demander s’ils se souviennent – d’un face à face, un jour peut-être dans une porte à tambour? un « excusez-moi » dans la foule? un « vous avez fait un faux numéro » dans le combiné? – mais je connais la réponse. Non, ils ne se souviennent pas. Ils seraient très surpris d’apprendre que depuis longtemps déjà le hasard jouait avec eux. Pas encore tout à fait prêt à se changer en destin, il les rapprochait, les éloignait, leur coupait la route et, étouffant un petit rire, s’écartait d’un bond. Il y eut des signes, des signaux, indéchiffrables, mais peu importe. Il y a tr...
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