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Marceline Débordes Valmore

"Fierté, pardonne-moi! Fierté, je t'ai trahie!..  Une fois dans ma vie,  Fierté j'ai mieux aimé mon pauvre coeur que toi :  Tue, ou pardonne moi !   Sans soucis sans effroi,  Comme on est dans l'enfance,  J'étais là sans défense ;  Rien ne gardait mon coeur, rien ne veillait sur moi :  Où donc étais-tu, — toi ?   Fierté, pardonne-moi !  Fierté, je t'ai trahie !...  Une fois dans ma vie, Fierté, j'ai mieux aimé mon pauvre coeur que toi :  Tue, ou pardonne-moi !" Mme Desbordes-Valmore LE SECRET PERDU.   Qui me consolera ? — « Moi seule, a dit l'Etude ;  «J'ai des secrets nombreux pour ranimer tes jours.» — Les livres ont dès lors peuplé ma solitude,  Et j'appris que tout pleure, et je pleurai toujours.   Qui me consolera ? - Moi m'a dit la Parure ;  « Voici des noeuds, du fard, des perles et de l'or.» — Et j'essayai sur moi l'innocente imposture,  Mais je parais mon deuil, et je pleurais encor. ...

la culture traditionnelle du menhir

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Prélevez quelques graines  Choisissez les plus belles Plantez-en plusieurs dans du terreau fertile de légendes  Recouvrez sans excès de terreau fertile de légendes Arrosez abondamment d'eau de pluie miraculeuse  La prise est assez longue Puis le menhir grandit assez vite    Le voici déjà bien beau La patience porte ses fruits  Mettez-le en terre dès que le pot est trop petit  Arrosez toujours d'eau de pluie miraculeuse, surtout en été  En voici un bien grandi  Voici une plantation à grande échelle 😇  Via Youn des Chemins Bretons 07 01 2011

Ça jase dans le jardin

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Ça jase dans le jardin. Le camélia croissance lente a fleuri ! Il lui faudra être centenaire si elle pense voir son arbre grandir, se gondolent les lutins 😳, 

Philippe Jaccottet

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Bonne année 2021

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Le sapin de Andersen

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LE SAPIN Au milieu d’une forêt, en une belle place bien aérée et éclairée par le soleil, croissait un charmant petit sapin. Tout autour de lui se trouvaient une quantité de camarades plus âgés et par conséquent plus grands que lui : des pins altiers et des chênes énormes. Le plus ardent désir du petit sapin était d’égaler en hauteur ses voisins. Ce désir était tel qu’il ne faisait plus attention au brillant soleil et au ciel bleu ; les joyeux enfants du voisinage qui, en chantant et babillant, cueillaient des fraises et des framboises, passaient inaperçus devant lui. Souvent, quand ils avaient fait de fruits ample provision, ils venaient s’asseoir auprès du petit sapin en disant : — Comme il est joli et mignon ! Ah ! le beau petit arbre ! Ces paroles, qui auraient dû lui plaire, le remplissaient de dépit. — Petit, disait-il, toujours petit ! Chaque année, au printemps, il faisait une poussée,  et l’année suivante, une poussée encore. I...

Étude sur Dehors

Dehors

être ou pas

Un client me communique son adresse mel "Attention, je n'entends pas bien. Je vais aussi noter votre téléphone... Les chiffres se chevauchent, je ne vois plus bien non plus. Il faut dire que je pars bientôt à la retraite " Il se retient de rire pour compatir : "Cela vous fera du bien  - Oh oui, je crois..."  C'est là que nous sommes ensemble partis du fou-rire.  On ne peut qu'être et avoir été 

Bernard Delvaille

"Lorsque la mort viendra, aurai-je assez de paix en moi, et de désir, et de silence? Faudra-t-il rencontrer pour la dernière fois, dans le miroir du vent, celui que je n’ai pas su être ?…" Bernard Delvaille

Marcelle Delpastre

La place  Comment peux-tu parler de ces pays lointains, si tu n’es pas  allé jusqu’au bout de l’angoisse ?  Comment sais-tu la mer, qui ne se dit qu’aux temps futurs, sans avoir voyagé jusqu’au fond de l’espoir ?  Ici tu as vécu. Chaque chose t’apprenait sa place. L’hiver et la saison des fruits, le goût des pommes, le poids des paniers, le dos courbé sur les genoux, l’odeur de la terre. Tu connaissais le bois qui résiste au couteau, qui éclate en parfums sous la hache, qui se polit entre les paumes. Et l’arbre qui se tient debout. Tu comprenais la pierre arrachée au sol, le sable et la poussière. Tu  bâtissais le mur, tu élevais le toit. Tu as touché avec tes  mains, tu soulevais avec tes bras. Tu semais sur la terre ouverte, tu fauchais la gerbe. Tu portais sur l’épaule et menais jusqu’au bout l’office lent du pain. Tu savourais tes nourritures.  Chaque chose te disait son poids, sa forme et sa mesure. Chacune t’enseignait son corps. Tu essayais ta f...

Tristan Cabral

Jean  Yves Masson Adieu à Tristan Cabral, poète épris de liberté et de beauté comme il y en a peu. Dans sa jeunesse, il se rêva suicidé à 24 ans, présentant ses poèmes comme ceux d'un jeune homme disparu. Puis il garda le nom de ce double fictif et poursuivit sa route entre les morts et les vivants, de livre en livre. La mort lui était une compagne familière, comme le prouve encore ce poème de 1998, pourtant résolument tourné vers la vie:  Quand je serai parti je ne veux pas que le soleil se colore de sang je ne veux pas que meurent les arbres de Judée   mais que le chant des louves veille sur les hommes seuls mais qu’on demande à ceux qui restent s’ils savent où la douceur s’est réfugiée   qu’on refuse d’abjurer et que partout la liberté insiste !...   d’où je ne serai plus il faudra bien qu’il neige je serai dans l’odeur des œillets dans la douleur des arbres je serai dans les mains habilleuses des morts et sur tous les chemins d’un Peuple de Beauté et je dira...

Premières cerises

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Ce furent aussi les dernières  25 09 2020 

11 mai 2020

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On fait comme on peut Comme on veut Si on peut Surtout

Camille Lecrique, Écumes

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Déconfiture

Déconfiture  Je ne crois pas que ce monde va changer On pointe toujours du doigt ceux qui sortent du cadre On crie au scandale à la moindre incartade  Sans aucun sens de l'humour La peur partout s'insinue s'infiltre S'expose explose  Ah ! la bonne conscience collective Si vous continuez (de sortir) nous serons tous cloîtrés Plus longtemps C'est si long d'être chez soi Avec soi Avec les siens Ceux qu'on a choisi pour la vie Cette vie qui s'arrête sur le vide Cette vie si précieuse qu'on y meurt Seul isolé désespéré De respirer sans exister Dommage collatéral D'une société qui ne sait plus Accompagner la mort Qui s'est crue invincible  Parce que vaccinée  Gabrielle