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Mimosa ~ Gabrielle Burel

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 Mimosa Le mimosa explose Dans le ciel azuré En boules fines S'exhale en effluves Subtils Dessine le soleil Sur le mur gris De ma vie Gabrielle Burel (2014) 

Marta Rivera-Garrido

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"Ne tombe pas amoureux d’une femme qui lit, d’une femme qui ressent trop, d’une femme qui écrit…

Bonne année 2017

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Meilleurs vœux de Paix sur Terre à Tous   : ) Photo : Pascal - Chaos Avec le Ravi de la crèche : )  

Le droit à la paresse - Paul Lafargue

"Le rêve d'Aristote est notre réalité. Nos machines au souffle de feu, aux membres d'acier, infatigables, à la fécondité merveilleuse, inépuisable, accomplissent docilement d'elles- mêmes leur travail sacré; et cependant le génie des grands philosophes du capitalisme reste dominé par le préjugé du salariat, le pire des esclavages. Ils ne comprennent pas encore que la machine est le rédempteur de l'humanité, le Dieu qui rachètera l'homme des sordidœ artes et du travail salarié, le Dieu qui lui donnera des loisirs et la liberté. "

Santons ~ La leçon

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Santons ~ La marchande de coquillages

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Un conte de L'Avent ~ Gabrielle Burel ~ 2016

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Un conte de l'avent C'est l'histoire d'un Noël en vingt-quatre fenêtres....

Eve - Charles Peguy

Et ce sang qui devait un jour sur le Calvaire … Même les mécréants ne peuvent qu'être bouleversés par la grâce des vers du grand Charles Péguy « Les solives du toit faisaient comme un arceau. Les rayons du soleil baignaient la tête blonde. Tout était pur alors et le maître du monde Était un jeune enfant dans un pauvre berceau. Chaque poutre du toit était comme un vousseau. Les ombres de la nuit baignaient la tête ronde. Tout était juste alors et le maître du monde Était un jeune enfant sous un maigre cerceau. Et ce sang qui devait un jour sur le calvaire Tomber comme une ardente et tragique rosée N’était dans cette heureuse et paisible misère Qu’un filet transparent sous la lèvre rosée. Et ce sang qui devait un jour sur le calvaire Tomber comme une tiède et féconde rosée N’était dans cette auberge et dans cette chaumi...

Desnos

Vaincre le jour, vaincre la nuit, Vaincre le temps qui colle à moi, Tout ce silence, tout ce bruit, Ma faim, mon destin, mon horrible froid. Vaincre ce cœur, le mettre à nu, Écraser ce corps plein de fables Pour le plonger dans l’inconnu, Dans l’insensible, dans l’impénétrable. Briser enfin, jeter au noir Des égouts ces vieilles idoles, Convertir la haine en espoir, En de saintes les mauvaises paroles. Mais mon temps n’est-il pas perdu ? Tu m’as pris tout le sang, Paris. À ton cou je suis ce pendu, Ce libertaire qui pleure et qui rit. DESNOS - Ce coeur qui haïssait la guerre ~~~~~~~~~~ DESNOS - LE SOUVENIR M’étant par bonheur attardé, En flânant dans les avenues, À votre fenêtre accoudée Je vous ai bien surprise nue, Mais mon cœur était accordé. Mais mon cœur était accordé ...

Guillevic

GUILLEVIC (1907~1997) Est-ce que je ne vis pas dans un terrier, Le plus souvent même au fond du terrier ? Je viens de temps en temps Au bord du trou Et  regarde ce qu’il y a dehors. Puis je rentre et je vis Plus intensément Ce qui m’a vu. Je m’offre aussi  les nuages Qui ne m’apportent guère Pendant le temps où l’on se regarde, Pas même le désir De les accompagner. (Si je n'écris pas aujourd'hui, Gallimard)

Les animaux malades de la peste

" Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. " Jean de La Fontaine Les Animaux malades de la peste

Henri Pichette 1924 - 2000

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http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/06/anthologie-permanente-henri-pi.html http://www.barapoemes.net/archives/2014/08/26/30477860.html Ode à la neige https://www.franceculture.fr/emissions/la-nuit-revee-de/douze-minutes-avec-un-poete-henri-pichette http://www.gallimard.fr/Contributeurs/Henri-Pichette http://lettres.blogs.liberation.fr/2009/07/08/henri-pichette-le-poete-antichar/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Pichette L’Ode à chacun Soleil, ouvre grandes les Portes : Ce monde est parsemé d’œuvres douces et fortes. Eclaire-moi, qui veux illuminateur Tel un fou, tel un sage, oui, tel un créateur. Que paroles du cœur voient le jour sur mes lèvres ! Si j’ai, d’interminables nuits, tremblé De perdre la flamme tandis que je suais la fièvre, Jamais les champs ne m’ont apparu noirs de blé. J’ai vu la petite Aube sourire à l’Océan. Je ne suis plus l’animal seul A se lamenter entre deux néants, Ni l’insane qui songe à déserter le sol...

Thanksgiving

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Ce qu'il faut - Supervielle

Ce qu'il faut de nuit Au-dessus des arbres, Ce qu'il faut de fruits Aux tables de marbre, Ce qu'il faut d'obscur Pour que le sang batte, Ce qu'il faut de pur Au cœur écarlate, Ce qu'il faut de jour Sur la page blanche, Ce qu'il faut d'amour Au fond du silence. Et l'âme sans gloire Qui demande à boire, Le fil de nos jours Chaque jour plus mince, Et le cœur plus sourd Les ans qui le pincent. Nul n'entend que nous La poulie qui grince, Le seau est si lourd. Supervielle Vivre encore - 1934