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Santons ~ La leçon

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Santons ~ La marchande de coquillages

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Un conte de L'Avent ~ Gabrielle Burel ~ 2016

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Un conte de l'avent C'est l'histoire d'un Noël en vingt-quatre fenêtres....

Eve - Charles Peguy

Et ce sang qui devait un jour sur le Calvaire … Même les mécréants ne peuvent qu'être bouleversés par la grâce des vers du grand Charles Péguy « Les solives du toit faisaient comme un arceau. Les rayons du soleil baignaient la tête blonde. Tout était pur alors et le maître du monde Était un jeune enfant dans un pauvre berceau. Chaque poutre du toit était comme un vousseau. Les ombres de la nuit baignaient la tête ronde. Tout était juste alors et le maître du monde Était un jeune enfant sous un maigre cerceau. Et ce sang qui devait un jour sur le calvaire Tomber comme une ardente et tragique rosée N’était dans cette heureuse et paisible misère Qu’un filet transparent sous la lèvre rosée. Et ce sang qui devait un jour sur le calvaire Tomber comme une tiède et féconde rosée N’était dans cette auberge et dans cette chaumi...

Desnos

Vaincre le jour, vaincre la nuit, Vaincre le temps qui colle à moi, Tout ce silence, tout ce bruit, Ma faim, mon destin, mon horrible froid. Vaincre ce cœur, le mettre à nu, Écraser ce corps plein de fables Pour le plonger dans l’inconnu, Dans l’insensible, dans l’impénétrable. Briser enfin, jeter au noir Des égouts ces vieilles idoles, Convertir la haine en espoir, En de saintes les mauvaises paroles. Mais mon temps n’est-il pas perdu ? Tu m’as pris tout le sang, Paris. À ton cou je suis ce pendu, Ce libertaire qui pleure et qui rit. DESNOS - Ce coeur qui haïssait la guerre ~~~~~~~~~~ DESNOS - LE SOUVENIR M’étant par bonheur attardé, En flânant dans les avenues, À votre fenêtre accoudée Je vous ai bien surprise nue, Mais mon cœur était accordé. Mais mon cœur était accordé ...

Guillevic

GUILLEVIC (1907~1997) Est-ce que je ne vis pas dans un terrier, Le plus souvent même au fond du terrier ? Je viens de temps en temps Au bord du trou Et  regarde ce qu’il y a dehors. Puis je rentre et je vis Plus intensément Ce qui m’a vu. Je m’offre aussi  les nuages Qui ne m’apportent guère Pendant le temps où l’on se regarde, Pas même le désir De les accompagner. (Si je n'écris pas aujourd'hui, Gallimard)

Les animaux malades de la peste

" Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. " Jean de La Fontaine Les Animaux malades de la peste

Henri Pichette 1924 - 2000

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http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/06/anthologie-permanente-henri-pi.html http://www.barapoemes.net/archives/2014/08/26/30477860.html Ode à la neige https://www.franceculture.fr/emissions/la-nuit-revee-de/douze-minutes-avec-un-poete-henri-pichette http://www.gallimard.fr/Contributeurs/Henri-Pichette http://lettres.blogs.liberation.fr/2009/07/08/henri-pichette-le-poete-antichar/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Pichette L’Ode à chacun Soleil, ouvre grandes les Portes : Ce monde est parsemé d’œuvres douces et fortes. Eclaire-moi, qui veux illuminateur Tel un fou, tel un sage, oui, tel un créateur. Que paroles du cœur voient le jour sur mes lèvres ! Si j’ai, d’interminables nuits, tremblé De perdre la flamme tandis que je suais la fièvre, Jamais les champs ne m’ont apparu noirs de blé. J’ai vu la petite Aube sourire à l’Océan. Je ne suis plus l’animal seul A se lamenter entre deux néants, Ni l’insane qui songe à déserter le sol...

Thanksgiving

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Ce qu'il faut - Supervielle

Ce qu'il faut de nuit Au-dessus des arbres, Ce qu'il faut de fruits Aux tables de marbre, Ce qu'il faut d'obscur Pour que le sang batte, Ce qu'il faut de pur Au cœur écarlate, Ce qu'il faut de jour Sur la page blanche, Ce qu'il faut d'amour Au fond du silence. Et l'âme sans gloire Qui demande à boire, Le fil de nos jours Chaque jour plus mince, Et le cœur plus sourd Les ans qui le pincent. Nul n'entend que nous La poulie qui grince, Le seau est si lourd. Supervielle Vivre encore - 1934

Voyageur voyageur - Supervielle

Voyageur, voyageur… Voyageur, voyageur, accepte le retour, II n'est plus place en toi pour de nouveaux visages, Ton rêve modelé par trop de paysages, Laisse-le reposer en son nouveau contour. Fuis l'horizon bruyant qui toujours te réclame Pour écouter enfin ta vivante rumeur Que garde maintenant de ses arcs de verdeur Le palmier qui s'incline aux sources de ton âme. Supervielle - Débarcadères 1922

Deux poèmes parasités ~ Gabrielle Burel

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Deux poèmes parasités Ceci Collé à la paroi Vertige aux abois Gorge serrée La mort dans la peau Résister à l'abîme Ou plonger Yeux fermés Tuer une vie Au goût de sang Enfer titanesque D'un grain de sable Parmi tant d'autres Absence non remarquée En congé de l'existence Pour l'éternité Cela Les crachats retombent En pluie gluante Sur celui qui lance au vent Les mots bâillonnés De la liberté bafouée Un voile glauque Recouvre le jour Ensanglanté Qui hurle le silence Des injustices La nuit incarnat Rue dans les brancards De l'ordre aseptisé Les assassinés du rêve Se lèvent en masse Enfin libérés du joug Allons enfants Il est temps ! Rétablissons La Poésie ! Gabrielle Burel Septembre 2016

Toussaint - Verlaine

Toussaint  Ces vrais vivants qui sont les saints, Et les vrais morts qui seront nous, C'est notre double fête à tous, Comme la fleur de nos desseins, Comme le drapeau symbolique Que l'ouvrier plante gaîment Au faite neuf du bâtiment, Mais, au lieu de pierre et de brique, C'est de notre chair qu'il s'agit, Et de notre âme en ce nôtre œuvre Qui, narguant la vieille couleuvre, A force de travaux surgit. Notre âme et notre chair domptées Par la truelle et le ciment Du patient renoncement Et des heures dûment comptées. Mais il est des âmes encor, Il est des chairs encore comme En chantier, qu'à tort on dénomme Les morts, puisqu'ils vivent, trésor Au repos, mais que nos prières Seulement peuvent monnayer Pour, l'architecte, l'employer Paul Verlaine Liturgies intimes (1892)

L'Attente ~ Gabrielle Burel

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À Jocelyne B . :-) L'attente Immobile bec dressé Au vent qui seul Fait ondoyer son reflet Il attend au fil des jours Sa compagne envolée Gabrielle Burel 30/10/16 Sur Lichen n°9 - 12/2016 http://lichen-poesie.blogspot.fr/p/gabrielle-burel_23.html