Facile Paul Eluard

Tu te lèves l’eau se déplie
Tu te couches l’eau s’épanouit

Tu es l’eau détournée de ses abîmes
Tu es la terre qui prend racine
Et sur laquelle tout s’établit

Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits
Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l’arc-en-ciel
Tu es partout tu abolis toutes les routes

Tu sacrifies le temps
A l’éternelle jeunesse de la flamme exacte
Que voile la nature en la reproduisant

Femme tu mets au monde un corps toujours pareil
Le tien

Tu es la ressemblance.

Paul Eluard - Facile

https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://phlit.org/press/wp-content/uploads/2011/12/facile.pdf&ved=0ahUKEwjc_InXkLrPAhWrJsAKHS-NBAYQFggkMAM&usg=AFQjCNHa3n6SkLgHpOTVisLBPM3fF4QLew&sig2=VSlfCtpuN4mkswFkhDRmFg

Articles les plus consultés

Alain Bosquet 1919 1998

Ce qu'il faut - Supervielle

Henri Pichette 1924 - 2000

Neruda Ode à un albatros voyageur

Anna de Noailles 1876 1933

Toussaint - Verlaine

Parce que ~ Gabrielle Burel