Michel NORGUIN

MICHEL NORGUIN
Eux

Que savent-ils des transparences du dire
de la lumière qui fulgure
de la vie forgée des mains
que savent-ils des flèches d’espérance
des vertiges du don
des creusets chaleureux
qu’en savent-ils
ceux qui ferment les portes
et scellent les barreaux
ceux qui dévient les sources
et noient les étincelles
ceux qui ordonnent les tiroirs
et crachent sur les arcs-en-ciel
ceux qui ternissent le cristal
et poignardent le vent
sauront-ils jamais
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Jour oblique

Tu es le blé
qui courbe la lumière
tu es le papillon
qui entrouvre l’orage
tu es la pénombre
que caresse le soir
et je suis le limon
de ton devenir

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 PARTIR

Engourdis par la nuit, nous vîmes passer un grand trait de lumière déviant les minces filets d’air que chevauchaient des libellules.

Le vent était tendre et les lunes gaies nous ravissaient aux moulins d’angoisse déçus.

Nous étions déjà très loin de l’âge adulte, et le voyage ne faisait que commencer…

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