L'attente - Mikhail Lermontov

L’Attente

Je l’attends dans la plaine sombre ;
Au loin je vois blanchir une ombre,
Une ombre qui vient doucement...
Eh non ! — trompeuse espérance —
C’est un vieux saule qui balance
Son tronc desséché et luisant.

Je me penche et longtemps j’écoute :
Je crois entendre sur la route
Le son qu’un pas léger produit...
Non, ce n’est rien ! C’est dans la mousse
Le bruit d’une feuille que pousse
Le vent parfumé de la nuit.

Rempli d’une amère tristesse,
Je me couche dans l’herbe épaisse
Et m’endors d’un sommeil profond...
Tout à coup, tremblant, je m’éveille :
Sa voix me parlait à l’oreille,
Sa bouche me baisait au front.

Mikhail Lermontov

Commentaires

Vu les sept derniers jours

Francis PONGE - CONCEPTION DE L'AMOUR EN 1928

Paul Eluard - Tout dire

Le Meunier son fils et l'âne - Jean de La Fontaine

Izumi-shikibu

Coquelicot - Guillevic

Henri Michaux - Avenir

Poésie ininterrompue - Eluard