Vu les sept derniers jours
Parce que ~ Gabrielle Burel
Parce que Parce que Demain sans toi Rejoint hier Dans le froid Parce que Vivre sans toi Éteint l'ardeur De tous les feux Parce que Chaque saison Porte ton nom Dans mon avenir Parce que Le jardin d'hiver Garde la splendeur Des beaux jours Parce que L'eau vive Des ruisseaux Se meurt de toi Parce que L'abîme Ne sépare Personne Parce que l'abîme ne sépare personne G abrielle Burel 09/12/14
Le sapin de Andersen
LE SAPIN Au milieu d’une forêt, en une belle place bien aérée et éclairée par le soleil, croissait un charmant petit sapin. Tout autour de lui se trouvaient une quantité de camarades plus âgés et par conséquent plus grands que lui : des pins altiers et des chênes énormes. Le plus ardent désir du petit sapin était d’égaler en hauteur ses voisins. Ce désir était tel qu’il ne faisait plus attention au brillant soleil et au ciel bleu ; les joyeux enfants du voisinage qui, en chantant et babillant, cueillaient des fraises et des framboises, passaient inaperçus devant lui. Souvent, quand ils avaient fait de fruits ample provision, ils venaient s’asseoir auprès du petit sapin en disant : — Comme il est joli et mignon ! Ah ! le beau petit arbre ! Ces paroles, qui auraient dû lui plaire, le remplissaient de dépit. — Petit, disait-il, toujours petit ! Chaque année, au printemps, il faisait une poussée, et l’année suivante, une poussée encore. I...
Paul Eluard - Tout dire
Tout dire Le tout est de tout dire, et je manque de mots Et je manque de temps, et je manque d'audace Je rêve et je dévide au hasard mes images J'ai mal vécu, et mal appris à parler clair. Tout dire les roches, la route et les pavés Les rues et leurs passants les champs et les bergers Le duvet du printemps la rouille de l'hiver Le froid et la chaleur composant un seul fruit Je veux montrer la foule et chaque homme en détail Avec ce qui l'anime et qui le désespère Et sous ses saisons d'homme tout ce qui l'éclaire Son espoir et son sang son histoire et sa peine Je veux montrer la foule immense divisée La foule cloisonnée comme un cimetière Et la foule plus forte que son ombre impure Ayant rompu ses murs ayant vaincu ses maîtres La famille des mains, la famille des feuilles Et l'animal errant sans personnalité Le fleuve et la rosée fécondants et fertiles La justice debout le pouvoir bien planté Paul Eluard
Wislawa Szymborska 1923 2012
Marc-Edouard NABE
Aller-retour ~ Gabrielle Burel
Assomption
Bonne Fête de l’Assomption Poètes et mystiques ont chanté Marie. Voici la prière de Jean-Paul Hoch, Ancien Supérieur Général de la Congrégation du Saint-Esprit. Quand vient pour nous l'heure de la décision Marie de l'Annonciation , aide-nous à dire "oui". Quand vient pour nous l'heure du départ, Marie d'Égypte , épouse de Joseph, allume en nous l'espérance. Quand vient pour nous l'heure de l'incompréhension, Marie de Jérusalem , creuse en nous la patience. Quand vient pour nous l'heure de l'intervention, Marie de Cana , donne-nous le courage de l'humble parole. Quand vient pour nous l'heure de la souffrance, Marie du Golgotha , fais-nous rester aux pieds de ceux en qui souffre ton Fils. Quand vient pour nous l'heure de l'attente, Marie du Cénacle , inspire-nous notre commune prière. Et chaque jour, quand sonne pour nous l'heure joyeuse du service, Mari...
22 juin 1633 Sentence - Galilée 1564 - 1642
La poésie ... par Luis MIZON
" La poésie n'est pas seulement une attaque directe contre toute dictature et toute répression, elle est aussi l'affirmation d'une liberté spirituelle qui ne tolère de dictature d'aucune espèce - même pas celle qui se dissimule dans les démocraties" Luis MIZON - Bibliothèques du sud in Voyages et Retours
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