Louis Bouilhet 1822 - 1869

Mais les grives n'ont pas peur, 
Et m'ont donné l'assurance 
Que le fruit tient sous la fleur, 
L'avenir sous l'espérance ! 

Les collines ont du thym ; 
L'air est doux ; rien de la vigne ; 
J'ai rencontré ce matin 
Quatre pêcheurs à la ligne. 

Hier, enfin, de l'ombre épris. 
Je rôdais par les vallées, 
Entre les gazons fleuris 
Et les voûtes étoilées ; 

A l'heure où le carnaval, 
Escorté de cinq cents masques, 
Défonce, au galop final, 
La peau des tambours de basques; 

Quand j'ai vu, sur un ruisseau, 
Planer, tout blanc d'étincelles, 
Le Silence, cet oiseau 
Dont on n'entend pas les ailes!... 
 
FESTONS ET ASTRAGALES 
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Hyacinthe_Bouilhet

http://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Louis_Bouilhet


Articles les plus consultés

Alain Bosquet 1919 1998

Ce qu'il faut - Supervielle

Neruda Ode à un albatros voyageur

Henri Pichette 1924 - 2000

Anna de Noailles 1876 1933

Toussaint - Verlaine

Parce que ~ Gabrielle Burel