Robert Momeux 1929 - 2010



« Il faut bien vivre avec sa peine
Et chanter le malheur et l’amour et le temps
La joie on la connait assez
C’est elle qui frotte les étoiles du ciel
Pour qu’un bout de nuit reste encore allumé. »
 
"A tout jamais" Robert Momeux


Soleil natal, éditions: Robert Momeux(Revue A l'Index - extrait) Michel Hé...: Robert Momeux (Revue A l'Index - extrait) Michel Héroult L’âge vient. Il faudra bien s’y faire. Tout se délitera autour de moi ; je veu...


http://revue-texture.fr/spip.php?article60
« On croyait savoir des choses
On était seulement
Mal éclairé mal préparé à voir
On allait comme l’eau va
À la pente la plus propice
Et pendant longtemps on a cru veiller
Sans savoir que c’était un songe
C’est bien après que les douleurs tenaces
Ont révélé leur présence muette (…)
 » 
A tout jamais




1 décembre 2006

Robert Momeux (poèmes)
Deux poèmes de Robert Momeux, l'ami du puits de l'ermite et d'ailleurs.

ÉTERNITÉ DES SIGNES ESSENTIELS

Si l’arbre se tord les mainsSi le sentier s’enfuit à l’horizonSi l’ombre habille le buissonEt se déchire à des lueurs

Si l’heure est lente à s’épanouirEt si le vent s’émeut d’un rienSi rien ne vient dans le silenceInutile d’invoquer les fées

Inutile de croire aux miraclesIl suffit d’attendre le jourIl suffit d’être là

Au premier chant du coq.


ANCIENNETÉ DES MONDES
Le vent griffe
Le pelage des collines
Les arbres s’agrippent
À l’intensité du ciel
Ruent s’ébouriffent
S’indignent
Ils sont plus à la terre
Qu’à l’air malgré ce qu’on croirait
C’est une longue histoire
Entre le sol et eux
Bien avant que le jour le sache
Ils étaient déjà présents
Vivant d’obscurité
Dans le silence des respirations secrètes

http://comme.en.poesie.over-blog.com/article-4742244.html#anchorComment

HOMMAGE A ROBERT MOMEUX

Robert MOMEUX, nous a quitté aussi discrètement qu’il a vécu sa vie de poète. Il est parti vers le paradis des poètes pour se mettre dans un coin et distiller ses poèmes, dont lui seul avait le secret, qui devraient furieusement plaire aux habitants de l’au-delà.
Nous nous sommes connus dans le groupe de poètes qui fonda Le puits de l’ermite dans lequel, il tenait malgré lui, le rôle de sage. Puis il disparut, happé par Françoise LAUX qui le garda pour elle seule.
Je le republiais récemment, plusieurs fois dans la revue, il n’avait pas changé son écriture : mesurée, quotidienne, charmeuse et sans prétention, en fait de la poésie avec un grand P.
Un très grand poète vient de disparaître.

LES POÈTES NE SONT
PAS DES ASTRONOMES

Vous êtes des étoiles
Vous êtes loin là-haut
Parfois des hommes vous contemplent
Longuement et ils disent
Le ciel est clair ce soir
II arrive qu'on se prenne à penser
Qu'après tout vous n'êtes pas
Si lointaines peut-être
Et qu'il suffirait d'un rien
D'étendre un peu la main qui sait
Pour vous saisir vives et tièdes
Et vous offrir à ces enfants
Qui de tout temps vous réclamèrent

ORAGE

Le ciel se coucha comme un chien
Sur les dunes des couleurs
Les trompettes de quel jugement
Hachèrent leur cohue de poivre dur
Un bruit enfermé dans un sac
Piétina des lointains
Comme tousse une montagne
Et le vent lima ses herbes délicates
A des draps étonnés
Puis les nuages sans passion
Vinrent et jetèrent leurs aiguilles
Sur les mares vertes au fond des cours
Derrière les maisons basses
Qui fument plus que de raison
Dans la grand-peur du soir.
http://comme.en.poesie.over-blog.com/article-parutions-du-numero-44-de-comme-en-poesi-61210830.html


 C’est le jour
Le ciel est immense
On entend des voix
A cause de toutes ces fenêtres
Qui sont ouvertes sur l’azur
Il s’en faudrait d’un rien
Pour que la paix entre tout droit
Et que le temps étouffe ses pulsations
Alors la ville
Baignerait dans le calme
Et une très grande douceur
Nous poignerait le cœur lentement"

Lanterne sourde, éd. Potentille

http://www.printempsdespoetes.com/index.php?url=poetheque/poetes_fiche.php&cle=890&nom=Robert%20%20Momeux 

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