En exactement quatre vers, un potentiel poétique énorme qui attend seulement d'être délové. Des bribes en résonance gigotent dans ma tête, mais elles veulent vos mots ;-))
Déconfiture Je ne crois pas que ce monde va changer On pointe toujours du doigt ceux qui sortent du cadre On crie au scandale à la moindre incartade Sans aucun sens de l'humour La peur partout s'insinue s'infiltre S'expose explose Ah ! la bonne conscience collective Si vous continuez (de sortir) nous serons tous cloîtrés Plus longtemps C'est si long d'être chez soi Avec soi Avec les siens Ceux qu'on a choisi pour la vie Cette vie qui s'arrête sur le vide Cette vie si précieuse qu'on y meurt Seul isolé désespéré De respirer sans exister Dommage collatéral D'une société qui ne sait plus Accompagner la mort Qui s'est crue invincible Parce que vaccinée Gabrielle
De nouveau J'écrirai encore Le malheur tisse ses larmes Avec le fil de ma joie La vie, savez-vous, la vie est surprise et souffrance Toujours tient les rênes Sans état d'âme Et les mots reviennent Comme au premier souffle La douleur creuse son sillon Sur le papier et s'abreuve d'encre Gabrielle Burel Aout 2019 https://theblogofgab.blogspot.com/2018/09/je-n-plus-gabrielle-burel.html Je n'écrirai plus
Finalement, ce qui constitue l'ossature de l'existence, ce n'est ni la famille, ni la carrière, ni ce que d'autres diront ou penseront de vous, mais quelques instants de cette nature, soulevés par une lévitation plus sereine encore que celle de l'amour, et que la vie nous distribue avec une parcimonie à la mesure de notre faible cœur . Nicolas Bouvier L'usage du monde
"La vie n'est pas une plaisanterie Tu la prendras au sérieux, Comme le fait un écureuil, par exemple, Sans rien attendre du dehors et d'au-delà Tu n'auras rien d'autre à faire que de vivre. La vie n'est pas une plaisanterie, Tu la prendras au sérieux, Mais au sérieux à tel point, Qu'adossé au mur, par exemple, les mains liées Ou dans un laboratoire En chemise blanche avec de grandes lunettes, Tu mourras pour que vivent les hommes, Les hommes dont tu n'auras même pas vu le visage, Et tu mourras tout en sachant Que rien n'est plus beau, que rien n'est plus vrai que la vie. Tu la prendras au sérieux Mais au sérieux à tel point Qu'à soixante-dix ans, par exemple, tu planteras des oliviers Non pas pour qu'ils restent à tes enfants Mais parce que tu ne croiras pas à la mort Tout en la redoutant mais parce que la vie pèsera plus lourd dans la balance." NAZIM HIKMET
Parce que Parce que Demain sans toi Rejoint hier Dans le froid Parce que Vivre sans toi Éteint l'ardeur De tous les feux Parce que Chaque saison Porte ton nom Dans mon avenir Parce que Le jardin d'hiver Garde la splendeur Des beaux jours Parce que L'eau vive Des ruisseaux Se meurt de toi Parce que L'abîme Ne sépare Personne Parce que l'abîme ne sépare personne G abrielle Burel 09/12/14
J’avance avec le silence des arbres je marche avec le rond du ciel je ne parle pas mes mots je les marche et je marche mon silence ça ne commence pas et ça ne finit pas. Recueil « Puisque je suis ce buisson »
Tout dire Le tout est de tout dire, et je manque de mots Et je manque de temps, et je manque d'audace Je rêve et je dévide au hasard mes images J'ai mal vécu, et mal appris à parler clair. Tout dire les roches, la route et les pavés Les rues et leurs passants les champs et les bergers Le duvet du printemps la rouille de l'hiver Le froid et la chaleur composant un seul fruit Je veux montrer la foule et chaque homme en détail Avec ce qui l'anime et qui le désespère Et sous ses saisons d'homme tout ce qui l'éclaire Son espoir et son sang son histoire et sa peine Je veux montrer la foule immense divisée La foule cloisonnée comme un cimetière Et la foule plus forte que son ombre impure Ayant rompu ses murs ayant vaincu ses maîtres La famille des mains, la famille des feuilles Et l'animal errant sans personnalité Le fleuve et la rosée fécondants et fertiles La justice debout le pouvoir bien planté Paul Eluard
En exactement quatre vers, un potentiel poétique énorme qui attend seulement d'être délové. Des bribes en résonance gigotent dans ma tête, mais elles veulent vos mots ;-))
RépondreSupprimerUsez de vos mots :-)
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