Coquelicot Coquelicot, Quand je pense Que je te parle Et que tu l'ignores, Que j'envie ta fierté,ton assurance, Ton absence d'hésitation, Ta certitude d'avoir gagné, De continuer à rayonner, J'ai de la peine à sentir Qu'on ne communique pas Avec ce que l'on aime,ou admire Et je me sens seul, Étranger à moi-même. Tu ne le sauras pas, Mais continue À m'éblouir. Guillevic ("Quotidiennes" - poèmes novembre 1994 - décembre 1996, Gallimard, 2002) http://theblogofgab.blogspot.fr/2015/02/eugene-guillevic-1907-1997.html
Il y a ceux qui voient la réalité et qui disent : Pourquoi ? Et il y a ceux qui rêvent de l'impossible et qui disent : Pourquoi pas ? George Bernard Shaw
GEORGES PERROS - Comment sont les autres
Comment sont les autres
Font les autres
Vivent les autres
Si c’est comme moi
Et qu’ils font cette tête souriante quand je les vois
Alors oui nous sommes tous damnés
Car mes jours et mes nuits
Je ne les souhaite à personne
Je ne suis pas malheureux
Restez calmes je vous en prie
Non ce n’est pas cela
Que je veux dire
Mais nous sommes vraiment seuls
À penser certaines choses
Qui nous empêchent
De croire en qui
En quoi que ce soit
Vraiment seuls
À se croire seuls à les penser
C’est que tout le monde les cache
Et comment allez-vous
Cher ami
Beau temps et pluie
C’est la saison
Ce n’est pas mépris
Même l’amour y a sa part
Si l’on n’aimait pas
On ne penserait pas ces choses
Non c...
http://theblogofgab.blogspot.fr/2016/02/fabrication-de-la-revue-comme-en-poesie.html Fabrication de la revue par Jean-Pierre Lesieur Mise à jour le 18/02/2016 : 2000/2015 LISTE DE TOUS LES POETES MIS DANS COMME - Comme en Poésie (2000- [en cours] ) « Revue trimestrielle de poésie » Hossegor (2149 avenue du Tour-du-Lac, 40150). In-8 (210x145). Association Comme en Poésie. Dir. : Jean-Pierre Lesieur Du n° 1 (1er trim. 2000 [décembre 1999]) Part. : [en cours] Bibl. : [ISSN : 1620-1213. Cf. les autres revues dirigées par Jean-Pierre Lesieur (1935-. . . .) : - Le Puits de l’Ermite (1965-1979) - Le Pilon (1976-1982) Diverses rubriques : Appel au poètes / Cartes légendées / La Cité critique / Comme dans les livres / Comme dans les recueils / Comme dans les revues / Comme en anecdotique / Comme en commission / Comme en correspondance / Attention école / Comme en fabulie / Comme en génétique / Comme en grammaire / Comme en proverbie / Comme en question / Comme ...
Tout dire Le tout est de tout dire, et je manque de mots Et je manque de temps, et je manque d'audace Je rêve et je dévide au hasard mes images J'ai mal vécu, et mal appris à parler clair. Tout dire les roches, la route et les pavés Les rues et leurs passants les champs et les bergers Le duvet du printemps la rouille de l'hiver Le froid et la chaleur composant un seul fruit Je veux montrer la foule et chaque homme en détail Avec ce qui l'anime et qui le désespère Et sous ses saisons d'homme tout ce qui l'éclaire Son espoir et son sang son histoire et sa peine Je veux montrer la foule immense divisée La foule cloisonnée comme un cimetière Et la foule plus forte que son ombre impure Ayant rompu ses murs ayant vaincu ses maîtres La famille des mains, la famille des feuilles Et l'animal errant sans personnalité Le fleuve et la rosée fécondants et fertiles La justice debout le pouvoir bien planté Paul Eluard
Charles Bukowski – Le Génie de la foule
l y a assez de traîtrise, de haine, de violence,
D’absurdité dans l’être humain moyen
Pour approvisionner à tout moment n’importe quelle armée
Et les plus doués pour le meurtre sont ceux qui prêchent contre
Et les plus doués pour la haine sont ceux qui prêchent l’amour
Et les plus doués pour la guerre – finalement – sont ceux qui prêchent la paix
Méfiez-vous
De l’homme moyen
De la femme moyenne
Méfiez-vous de leur amour
Leur amour est moyen, recherche la médiocrité
Mais il y a du génie dans leur haine
Il y a assez de génie dans leur haine pour vous tuer, pour tuer n’importe qui
Ne voulant pas de la solitude
Ne comprenant pas la solitude
Ils essaient de détruire
Tout
C...
Charles Bukowski - Nirvana
Traduction : David Ruzicka
Pas trop de chance, complètement sans but,
c’était un jeune homme dans un bus traversant la Caroline du Nord en chemin vers quelque part.
Et il a commencé à neiger.
Et le bus s’est arrêté à un petit café nulle part dans les collines et les passagers sont entrés.
Il s’est assis à un coin avec les autres, il a commandé et la nourriture est arrivée.
Ce repas était particulièrement bon.
Et le café.
La serveuse n’était pas comme les femmes qu’il avait connues.
Elle était pure, quelque chose d’authentique émanait d’elle.
Le cuisinier à la friteuse disait des imbécillités.
Le gars à la plonge, derrière, rigolait, un rire bon clair agréable.
Le jeune homme observait la neige tomber derri...
Commentaires
Enregistrer un commentaire