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11 mai 2020

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On fait comme on peut Comme on veut Si on peut Surtout

Camille Lecrique, Écumes

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Déconfiture

Déconfiture  Je ne crois pas que ce monde va changer On pointe toujours du doigt ceux qui sortent du cadre On crie au scandale à la moindre incartade  Sans aucun sens de l'humour La peur partout s'insinue s'infiltre S'expose explose  Ah ! la bonne conscience collective Si vous continuez (de sortir) nous serons tous cloîtrés Plus longtemps C'est si long d'être chez soi Avec soi Avec les siens Ceux qu'on a choisi pour la vie Cette vie qui s'arrête sur le vide Cette vie si précieuse qu'on y meurt Seul isolé désespéré De respirer sans exister Dommage collatéral D'une société qui ne sait plus Accompagner la mort Qui s'est crue invincible  Parce que vaccinée  Gabrielle 

La plage

À Fred C.  Je ne suis pas allée à la plage  C'est moche une plage C'est plein de sable Des grains qui se collent S'agglutinent entre les orteils  Entourent tes mollets  Tu les ramènes à la maison  Or c'est interdit de sortir  Le sable de la plage  Je ne suis pas allée à la plage  C'est dangereux une plage  Quand le vent joue dessus  Crée ses châteaux  T'envoie la poussière  Dans les yeux  T'aveugle te fait pleurer Toute la misère  Toute la misère  Je n'irai plus à la plage  Gabrielle BUREL 

Guy Chaty

Le poète Guy Chaty s'en est allé le 7 avril . Lisons, relisons ses poèmes.   À QUOI PENSENT LES OISEAUX A quoi pensent les oiseaux quand ils volent ?           une mouette sur la mer           corps fixe, ailes battantes                   elle entend   quoi                   son sang    le vent ?                   vire et plane                   œil têtu         le voulant, se soulève . Oiseau j'aurais pu être enfermé dans ce corps lourd          qui vole regardant par ces yeux noirs . moi planté sur le sable bercé par l'océan         j'entends       chant continu         le vent         mon sang . demain la ...

Courage à tous

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covid19 Confinement J3  Fin de vie sociale Distanciation ... Pensez à mettre un masque avant de hausser le ton  La lecture du mois ... https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Xavier_de_Maistre

Bonne année

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Venise

Dans la nuit du 12 au 13 novembre, Venise est morte. Rien à voir avec La Mort à Venise de Thomas Mann. Je vous parle d’une ville entière à l’agonie. Et ce n’est pas une simple inquiétude, car la gravité de la situation empêche de se laisser aller aux émotions passagères. Non, c’est un sentiment profond qui m’envahit tandis que je marche et regarde autour de moi. Un sentiment de douleur et d’incrédulité. Une prise de conscience aussi : dans certains cas, l’expression « ne pas avoir de mots » a un fond de vérité. Vous pourrez lire mille reportages, y compris cet article, aucun, pas même ceux qui auraient été écrits par des maîtres comme Hemingway ou Emmanuel Carrère, ne parviendrait à transmettre la douleur, la rage, l’incompréhension, la peur, toute cette gamme de sentiments que seul un habitant de Venise, seul celui qui a choisi Venise pour son caractère unique, seul celui qui y est né, peut vraiment éprouver. Je sors de chez moi, armé d’un carnet, d’un stylo et de mon smartphone pour ...

Ma fille

Faut que je te dise Ma fille a une maladie orpheline Un truc qui va la laisser Paralysée Au mieux Alors je meurs à petit feu Parce que Toucher sa gosse C'est affreux C'est impossible Juste impossible Gabrielle BUREL 20 09 19

Assomption

Bonne Fête de l’Assomption Poètes et mystiques ont chanté Marie. Voici la prière de Jean-Paul Hoch, Ancien Supérieur Général de la Congrégation du Saint-Esprit.   Quand vient pour nous l'heure de la décision Marie de l'Annonciation , aide-nous à dire "oui". Quand vient pour nous l'heure du départ, Marie d'Égypte , épouse de Joseph, allume en nous l'espérance. Quand vient pour nous l'heure de l'incompréhension, Marie de Jérusalem , creuse en nous la patience. Quand vient pour nous l'heure de l'intervention, Marie de Cana , donne-nous le courage de l'humble parole. Quand vient pour nous l'heure de la souffrance, Marie du Golgotha , fais-nous rester aux pieds de ceux en qui souffre ton Fils. Quand vient pour nous l'heure de l'attente, Marie du Cénacle , inspire-nous notre commune prière. Et chaque jour, quand sonne pour nous l'heure joyeuse du service, Mari...

Maho artiste peintre et sculptrice

N'hésitez pas à visitez le site de ma cousine Maho :) https://dkmaho29.blogspot.com/

De nouveau

De nouveau J'écrirai encore Le malheur tisse ses larmes Avec le fil de ma joie La vie, savez-vous, la vie est surprise et souffrance Toujours tient les rênes  Sans état d'âme Et les mots reviennent Comme au premier souffle La douleur creuse son sillon Sur le papier et s'abreuve d'encre  Gabrielle Burel Aout 2019   https://theblogofgab.blogspot.com/2018/09/je-n-plus-gabrielle-burel.html Je n'écrirai plus

CHARLES D'ORLEANS Mélancolie

Fermez-lui l’huis au visage Mon cœur, à Mélancolie Gardez qu’elle n’entre mie Pour gâter notre ménage Comme le chien plein de rage Chassez-la, je vous en prie Fermez-lui l’huis au visage Mon cœur, à Mélancolie C’est trop plus notre avantage D’être sans sa compagnie Car toujours nous tance, et crie, Et nous porte grand dommage. Fermez-lui l’huis au visage. CHARLES D'ORLEANS  (1394~1465) (Via Peigneurs des Comètes)

Paul Verlaine Colloque sentimental

Paul Verlaine (1844 -1896) : Colloque sentimental « Dans le vieux parc solitaire et glacé Deux formes ont tout à l'heure passé. Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles, Et l'on entend à peine leurs paroles. Dans le vieux parc solitaire et glacé Deux spectres ont évoqué le passé. - Te souvient-il de notre extase ancienne? - Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne? - Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom? Toujours vois-tu mon âme en rêve? - Non. Ah ! les beaux jours de bonheur indicible Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible. - Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir ! - L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir. Tels ils marchaient dans les avoines folles, Et la nuit seule entendit leurs paroles. » Revue « L’Artiste », 1er juillet 1868 Ferdinand Sartorius, éditeur, Paris

Réflexion... CARLO BORDINI Poésie

POÉSIE, LA SEULE QUI DISE LA VÉRITÉ, PAR CARLO BORDINI J’aime la poésie parce que lorsque j’écris je sais toujours d’où je pars, et je ne sais jamais où j’arrive. J’arrive toujours en territoires inconnus, et j’en sais plus après qu’avant. J’écris ce que je sais, mais je le sais pendant que je l’écris, et pour moi la poésie est toujours la source de continuelles révélations. C’est comme si, durant l’écriture, il y avait en moi de brusques ruptures de l’inconscient. En ce sens je suis assez convaincu que le mot précède la pensée, qu’il est un véhicule de la pensée. On n’écrit pas ce que l’on sait, mais on le sait après l’avoir écrit. Parfois j’écris des choses dont je ne sais absolument pas ce qu’elles signifient; je le comprends après, ou parfois, ce sont les...